Fermeture de Fessenheim en 2017 : polémique autour des déclarations de Ségolène Royal

Publié le 09/09/2015 - 11:28
Mis à jour le 09/09/2015 - 15:41

La promesse de François Hollande de fermer Fessenheim d'ici à 2017 est-elle remise en cause par le retard de l'EPR de Flamanville? Des déclarations ambiguës de Ségolène Royal au sujet de la doyenne des centrales françaises ont suscité mardi 8 septembre 2015 une virulente polémique.

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© dr
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La centrale de Fessenheim, que le président a promis de fermer d’ici à la fin de son quinquennat début 2017, devra cesser son activité « quand Flamanville ouvrira », alors que la mise en service du réacteur nucléaire EPR (réacteur nucléaire de troisième génération) dans la Manche vient d’être reportée à fin 2018, a expliqué mardi Mme Royal en marge d’une visite à Strasbourg.

A des journalistes qui l’interrogeaient à la mi-journée sur les conséquences pour Fessenheim du report de l’ouverture de l’EPR de Flamanville, Ségolène Royal a expliqué que la loi avait prévu un plafonnement de la production d’énergie nucléaire. « Ce qui veut dire que quand Flamanville ouvrira, Fessenheim devra fermer. Donc, Flamanville va ouvrir d’ici à 2018. Et donc en effet, Fessenheim devra fermer », a-t-elle admis.

En fin d’après-midi, une source gouvernementale interrogée par l’AFP a toutefois tenu à souligner que la fermeture de Fessenheim « d’ici à la fin » du quinquennat « reste l’objectif ». Ségolène Royal « n’a pas parlé de 2018 pour la fermeture de Fessenheim », a encore affirmé cette source.

Et peu auparavant, sur twitter, Mme Royal assurait pour sa part que « la fermeture de Fessenheim n’est pas reportée, elle doit être organisée dans le cadre de la nouvelle loi. Il n’y a aucun sujet de polémique ». Mais celle-ci était déjà lancée. Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, a vu dans les propos de Mme Royal « une remise en cause de l’engagement de François Hollande de fermer Fessenheim avant fin 2016 ».

Lier la fermeture de Fessenheim à l’ouverture de l’EPR, « vu le caractère improbable de la date de 2018 pour l’ouverture de Flamanville, c’est clairement renoncer à la transition énergétique en France », a martelé le directeur de Greenpeace.

La ministre allemande de l’Environnement, Barbara Hendricks, s’est dite « très déçue » et a rappelé s’être adressée « à plusieurs reprises » à Mme Royal « pour plaider pour un arrêt le plus rapide possible de cette vieille centrale », mise en service en 1977 au bord du Rhin, à quelques centaines de mètres de la frontière allemande.

A Paris, de nombreux responsables politiques de gauche et des Verts ont renvoyé François Hollande à sa promesse. La secrétaire nationale d’EELV, Emmanuelle Cosse, s’est ainsi « étonnée d’une annonce qui paraît aussi ferme qu’hasardeuse ».

(Source : AFP)

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