Huit fausses alertes à la bombe à Belfort : un adolescent de 15 ans mis en examen

Publié le 13/05/2016 - 16:28
Mis à jour le 13/05/2016 - 16:28

Un adolescent de 15 ans a été mis en examen à Belfort pour avoir déclenché huit fausses alertes à la bombe dans des établissements scolaires, en février et mars dernier, peu de temps après les attentats de Paris, a-t-on appris ce vendredi 13 mai 2016 auprès du parquet. Alors qu’il faisait transiter ses appels par des plateformes étrangères, la police judiciaire de Besançon avait du fournir un important travail technique pour remonter jusqu’à lui.

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Le suspect a reconnu être l'auteur de huit appels malveillants signalant la présence de bombes dans son propre établissement, dans la région Centre-Val de Loire, et dans un collège et un lycée du Territoire de Belfort, a indiqué la procureure de Belfort Ariane Combarel, confirmant une information du quotidien régional L'Est républicain.

Il a expliqué avoir lancé ces alertes à la bombe, car il ne voulait "pas aller au collège" et pour "faire plaisir à des connaissances scolarisées dans le Territoire de Belfort", a précisé la procureure, qui n'a pas précisé la ville d'origine du jeune homme.

Ces connaissances devront être identifiées, afin d'être poursuivies pour complicité ou provocation à la commission de tels actes, a-t-elle ajouté. L'adolescent avait utilisé une technique "assez élaborée" consistant à faire "transiter ses appels par des plateformes basées à l'étranger", mais la police judiciaire de Besançon a fourni un "gros travail technique pour remonter jusqu'à l'ordinateur de l'auteur des appels", a souligné Mme Combarel. Il encourt deux ans de prison pour "divulgation d'informations fausses afin de faire croire à une destruction dangereuse".

En février, quelque 2.000 élèves d'un lycée de Belfort et 350 élèves d'un collège de Montreux-Château (Territoire de Belfort) avaient dû être évacués à plusieurs reprises suite à ces alertes à la bombe. "Ces évacuations systématiques avaient créé une forme de psychose", mobilisant les forces de l'ordre et les services de l'État, rappelle la procureure. 

Début 2016, les menaces anonymes contre des établissements scolaires en France s'étaient multipliées, dans un contexte de menace terroriste très élevée après les attentats du 13 novembre à Paris.

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