Jodel : l'application qui occupe les journées des étudiants bisontins

Publié le 03/06/2018 - 13:31
Mis à jour le 05/06/2018 - 08:34

Arrivée en 2016 en France, l'application allemande Jodel, spécialement créée pour les étudiants provoque un engouement général dans les campus. Le réseau social, entre Whatsapp et Twitter, permet de poster des messages anonymement que seules les personnes géolocalisées dans un rayon de 10 km peuvent voir. Rencontre virtuelle avec les jodeleurs bisontins...

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 » Sur Jodel, il y a toujous quelqu’un pour parler « 

En entrant dans l’amphi d’une université, on risque de voir beaucoup d’étudiants les yeux rivés sur leurs  smartphones, parfois plus attentifs à ce qu’ils y trouvent qu’au cours de leurs professeurs, et pour cause : ils discutent via Jodel des cours, de la fac, de l’actualité, de leurs histoires personnelles…

Mais qui de mieux que les jodeleurs pour en parler ?  «  Le plus gros point positif, c’est l’entraide : il y a toujours quelqu’un pour parler si besoin  » indique un utilisateur.  » Jodel a été comme une thérapie pour moi, j’ai pu poser beaucoup de questions sans peur d’être jugée « , souligne quant à elle une étudiante bisontine en droit de 22 ans.

Tous s’accordent à dire que l’application occupe beaucoup :  « ça tue l’ennuie » pour certains tandis que « ça fait perdre du temps dans les révisions » pour d’autres !

Un lieu de rencontre

« J’ai rencontré trois personnes grâce à Jodel, on s’est retrouvés à la Gare d’eau quand il faisait beau et depuis on est restés en contact« .

A Besançon, les étudiants se servent de la plateforme pour organiser des sorties, des randonnées dans les forts de la ville, des soirées dans un bar…

Plus de deux millions d’utilisateurs dans le monde

En 2014, un étudiant d’Aix-la-Chapelle – Aachen pour les germanophones – a souhaité développer une application étudiante sur son campus. Il a eu l’idée de Jodel, qui prône l’anonymat, le respect et l’humour. De fil en aiguille, grâce au bouche-à-oreille et à des campagnes de communication dans les campus, l’application a su séduire les étudiants, d’abord allemands, puis de toute l’Europe et des États-Unis.

En France, l’application est arrivée sur les campus en 2016. Des ambassadeurs ont été embauchés pour en faire la promotion et c’est chose faite : aujourd’hui des milliers d’étudiants partagent leurs anecdotes, demandent des conseils, et parfois même, se rencontrent.

Les gérants de l’application n’ont pas souhaité communiquer de chiffres précis sur Jodel à Besançon mais affirme que  » Besancon est une communauté francaise qui marche fort et qui a un grand nombre de Jodeleurs ! »

Les valeurs de Jodel

L’application a mis en place un règlement très pointilleux mais nécessaire pour le respect des valeurs qu’elle souhaite prôner :

Il est interdit de partager ses données personnelles ou celles de quelqu’un d’autre, de discriminer, de copier du contenu venant d’autres plate-formes et même de spoiler des séries.

Le règlement est respecté par la grande majorité des utilisateurs grâce à un système de points basé sur le karma qui permet de maintenir une positivité sur l’application. Si on juge un post drôle ou utile, on peut accorder des points de karma à son auteur. Si au contraire on juge le post négatif on peut voter contre et des points de karma seront retirés à son auteur.

Une application utilisée sans modération, mais avec modérateurs

Ce sont des jodlers appelés modérateurs qui décident si oui ou non le post signalé doit être supprimé. Les futurs modérateurs sont repérés grâce à un algorithme qui voit s’ils sont positifs sur l’application, ils peuvent le devenir à partir du moment où ils ont atteint 20 000 points de karma.
 » Ce que je modère le plus : des spoils de séries, des données personnelles divulguées et bizarrement, des photos de chats « , explique un modérateur bisontin, anonyme, sur l’application.

Infos +

  • L’application est disponible sur IOS et Android
  • Il n’est pas nécessaire de créer un compte pour l’utiliser
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