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La fin des menus sans porc à Chalon-sur-Saône devant le tribunal

Publié le 25/08/2017 - 16:17
Mis à jour le 16/04/2019 - 15:10

La fin des menus de substitution au porc dans les cantines de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), qui avait fait polémique en 2015, a été débattue ce vendredi 25 août 2017 devant le tribunal administratif de Dijon, où le rapporteur public a plaidé pour l'annulation de la décision. Le tribunal rendra sa décision lundi.

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Le conseil municipal de Chalon-sur-Saône avait voté en septembre 2015, à une large majorité, une délibération mettant fin à la distribution de menus de substitution au porc dans les restaurants scolaires, servis dans cette commune depuis 1984. La décision du maire LR de la ville, Gilles Platret, avait déclenché une polémique jusque dans son propre camp.

Cette mesure "a mis fin à une pratique ancienne et durable qui jusqu'ici n'avait pas fait débat", a relevé le rapporteur public, dont l'avis est généralement suivi par le tribunal, mettant en doute la prise en compte de "l'intérêt supérieur de l'enfant".

"Nous considérons au contraire que cette décision a permis de protéger l'enfant dans son intérêt de fond: ne pas être discriminé en fonction de sa religion", a rétorqué M. Platret, invoquant le principe de laïcité. Il estime que la mesure a permis de mettre fin au "fichage" des élèves en fonction de leurs habitudes alimentaires, ce qu'il considère comme "un fichier religieux".

"Pas un enfant n'est sorti des cantines de Chalon en ayant faim"

"Si un enfant ne prend pas un plat, quelle qu'en soit la raison, il est approvisionné un peu plus en abondance des autres plats. Pas un enfant n'est sorti des cantines de Chalon en ayant faim", a-t-il fait valoir, précisant que les menus contenant du porc ne sont servis "qu'une vingtaine de fois dans l'année".

"Deux conceptions de la laïcité" se font face, reconnaît pour sa part Me Nicolas Gardères, un des avocats de la Ligue de défense judiciaire des musulmans. L'association présidée par l'avocat Karim Achoui est à l'origine du recours.

"Un vide juridique"

Supprimer les menus de substitution revient à "humilier des enfants", a-t-il argumenté, plaidant pour la "coexistence pacifique" des différentes religions. "On sait que les interdits alimentaires font partie de la liberté de conscience et de culte".Aujourd'hui, on est dans un certain vide juridique", poursuit l'avocat, pour qui cette affaire révèle une "crispation par rapport à l'islam".

Le tribunal administratif de Dijon avait rejeté à deux reprises en 2015, pour défaut d'urgence, de précédents recours intentés en référé contre cette mesure par la Ligue de défense judiciaire des musulmans.

(Source AFP)

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