Pollution de la Loue et des rivières comtoises : où en est-on ?

Publié le 14/04/2014 - 16:35
Mis à jour le 15/04/2014 - 09:09

Ce vendredi 11 avril 2014 à Besançon, le préfet de la région Franche-Comté, Stéphane Fratacci, le président du Conseil général, Claude Jeannerot, et la présidente du Conseil régional, Marie-Guite Dufay, se sont réunis pour faire un point  des actions entreprises et à mener pour la Loue et les rivières comtoises. À l'issue de la matinée, un accord-cadre et un arrêté durcissant le règlement sanitaire départemental ont été signés.

état des lieux et des eaux

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Suite à la conférence départementale « Loue et rivières comtoises » du 5 juillet 2013, la préfecture du Doubs et les collectivités locales ont souhaité faire le point aux côtés des scientifiques, de l’Agence de l’eau ou de la chambre interdépartementale d’agriculture Doubs et Territoire de Belfort. 

Le Constat…

« On n’est pas encore à l’objectif des 100%, mais des avancées concrètes ont eu lieu ces derniers mois« , s’est débord félicité Stéphane Fratacci le préfet de la région Franche-Comté. Claude Jeannerot, président du Conseil du général du Doubs, a rappelé les efforts accomplis.  « Mise en conformité des systèmes d’assainissement, rénovation des bâtiments d’exploitation, travail avec la chambre interdépartementale d’agriculture sur les pratiques, recherche scientifique pour déterminer les causes des pollutions, plaintes systématiques après des actes malveillants… nous sommes pleinement mobilisés en faveur de la qualité de nos milieux« . 

Reste que les rivières sont toujours « malades ». Les molécules toxiques affectent la faune des rivières comme les invertébrés dont se nourrissent les  poissons.  La faute à des épandages de fumier non contrôlés, l’utilisation d’insecticides et de pesticides, aux rejets industriels et à des sols karstiques qui ne  filtrent pas les polluants. Ces derniers se retrouvent alors directement dans l’eau des rivières d’où la volonté d’aider les agriculteurs à financer la mise aux normes des stockages d’effluents d’élevage dans le cadre d’un plan de modernisation qui a concerné 608 exploitations entre 2007 et 2013. S’il reste encore des exploitations à moderniser, la Chambre interdépartementale d’agriculture du Doubs et du Territoire de Belfort admet qu’il faut sensibiliser les agriculteurs sur les pratiques d’épandage.

Pour le groupe scientifique de la conférence départementale « aucune rivière dans le département n’est à l’abri d’événements exceptionnels de mortalité de poissons causés par un parasite ou un pathogène à des périodes de fragilité des poissons. »

 32 des 35 km du Dessoubre toujours pollué

En début d’année, une surmortalité « anormales » de poissons a été révélée sur le Dessoubre  au lieu dit « Moulin Girardot ». L’Onema (Office National de l’Eau et des Milieux aquatiques) a alors mené des analyses et a constaté que 32 des 35 km de la rivière étaient impactés par une pollution : 460 poissons ont été retrouvés morts, 80 sont malades pour seulement 250 sains.

Un accord-cadre et un règlement sanitaire départemental plus strict

À l’issue de cette conférence, le département du Doubs et l’Agence de l’Eau ont signé un accord-cadre pluriannuel qui a pour but de favoriser la logique de territoire et des bassins versants, le partage des connaissances relatif aux cours d’eau et l’arrêt des polluants phytosanitaires. 

Par ailleurs, le préfet a signé un arrêté durcissant le règlement sanitaire départemental (RSD) : pour les effluents liquides, une durée de quatre à six mois en fosse doit-être prévu. Respect d’une distance minimale entre les parcelles épandues et les habitations ou les ressources en eau.  Le non-respect du RSD expose le contrevenant à une amende de 450€.

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