La maternité de la Clinique de Montbéliard de nouveau fermée

Publié le 01/04/2015 - 08:46
Mis à jour le 01/04/2015 - 08:46

L'Agence régionale de santé (ARS) de Franche-Comté a décidé de suspendre une nouvelle fois l'activité de gynécologie obstétrique de la Clinique de Montbéliard, en raison de "dysfonctionnements graves et récurrents" relevés après le décès récent d'une patiente.

Dès le 7 avril

PUBLICITÉ

Cette suspension doit prendre effet le 7 avril, a précisé l’ARS dans un communiqué, justifiant sa décision par les résultats d’une inspection qu’elle avait diligentée « suite au décès d’une patiente de 42 ans » après une césarienne réalisée dans cet établissement en février.

Ce décès et celui d’une autre patiente en avril 2012 dans cette clinique (pour lequel deux médecins ont subi des sanctions disciplinaires) font l’objet d’une information judiciaire, a indiqué mardi le parquet de Montbéliard. Et quatre autre dossiers « dans lesquels est susceptible d’être mis en cause
le service de gynécologie obstétrique de la Clinique de Montbéliard, sont actuellement en cours au cabinet du juge d’instruction« , a précisé la procureure de la République Thérèse Brunisso.

Il s’agit des décès de deux nouveau-nés au moment de la naissance, en avril 2012 et novembre 2013, et de deux cas d’hystérectomies (ablations de l’utérus) ayant provoqué des « dommages irréversibles à l’appareil urinaire », en 2010 et 2013. Le médecin mis en cause dans ces deux dernières affaires s’était suicidé en 2013.

Le recrutement de praticiens en cause

L’ARS ne s’est pas prononcée sur les causes du décès de la patiente survenu en février dernier, renvoyant à l’enquête judiciaire en cours. Mais l’inspection qu’elle a diligentée après ce décès « a mis en évidence des dysfonctionnements graves et récurrents en matière d’organisation, ne permettant pas de garantir la continuité et la sécurité des soins », a-t-elle expliqué.

Rappelant qu’elle avait déjà suspendu l’activité de la maternité en 2014 pour des raisons similaires, elle estime que l’établissement n’a pas respecté les engagements pris alors pour obtenir la levée de cette sanction. « Les engagements pris en matière de recrutement de praticiens ne se sont pas concrétisés », a notamment déploré l’ARS, demandant à la clinique de « prendre toutes les mesures nécessaires au rétablissement de la qualité des soins et de la sécurité des parturientes et des nouveau-nés ».

(Source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

La Color Life, ce dimanche à Besançon

La Color Life, ce dimanche à Besançon

Organisée conjointement depuis 2014 par les étudiants de l’école de commerce Imea et le Comité du Doubs de la ligue contre le cancer, la Color life revient pour une sixième édition le dimanche 26 mai 2019 dès 13 h au parc de la Gare d’eau de Besançon.  

L’anesthésiste F. Péchier mis en examen pour 17 nouveaux cas d’empoisonnements « sur personne vulnérable »

L’anesthésiste F. Péchier mis en examen pour 17 nouveaux cas d’empoisonnements « sur personne vulnérable »

Mise à jour à 21h •  30 mois d'enquête, 1.300 procès verbaux, 60 cas suspects. Le procureur de Besançon a tenu une conférence de  presse à l'issue des 48h de garde à vue du Dr Péchier. L'anesthésiste de Besançon doit être mis en examen pour "empoisonnement sur personne vulnérable" dans 17 nouveaux cas dont sept mortels sur des patients de 4 à 80 ans. Le parquet a requis un placement en détention provisoire. 

Incidents médicaux suspects : la garde à vue de l’anesthésiste de Besançon prolongée

Incidents médicaux suspects : la garde à vue de l’anesthésiste de Besançon prolongée

La garde à vue de l'anesthésiste de Besançon, Frédéric Péchier, mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements et interrogé sur une cinquantaine d'autres incidents médicaux suspects, a été prolongée mercredi pour 24 heures supplémentaires, a annoncé le parquet de Besançon. Randall Schwerdorffer, un des avocats du médecin a déclaré que son client restait sur la même ligne de défense et nie toute implication "de près ou de loin" dans un empoisonnement.

Cabinet médical éphémère : « On voulait voir comment cela se passait sur le terrain » (J.F Longeot)

Cabinet médical éphémère : « On voulait voir comment cela se passait sur le terrain » (J.F Longeot)

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, s'est rendu ce lundi 13 mai 2019 dans une maison de santé à Belleherbe, à l'Agence Régionale de Santé puis au cabinet éphémère de Pontarlier dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé où il est rapporteur pour avis. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 20.36
ciel dégagé
le 26/05 à 9h00
Vent
1.9 m/s
Pression
1017.69 hPa
Humidité
74 %

Sondage