Le conseil départemental du Doubs favorable au projet régional de santé de l’ARS

Publié le 21/05/2018 - 14:01
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:40

Le conseil départemental du Doubs, réuni en commission permanente le 14 mai 2018, s’est prononcé favorablement sur les grandes orientations du projet régional de santé (PRS) 2018-2022, avec de fortes réserves sur leurs traductions en actes.

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Qui prendra la tête du Conseil général du Doubs après Claude Jeannerot ? ©mélodie Pardonnent – CG25
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Le PRS, élaboré par l’agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté, définit pour les cinq années à venir les orientations et objectifs régionaux en matière de santé. Il préfigure notamment l’évolution de l’offre de soins et d’équipements matériels, y compris en établissements et services médico-sociaux.

Le département rejoint donc l’avis du CRSA, aussi favorable au projet. La commission a estimé que « les orientations générales et les finalités du PRS rejoignent la feuille de route du projet départemental C@P25. » Pour rappel, ce projet départemental vise à « construire, aménager et préserver le territoire au service de ses habitants ».

De fortes réserves quant au projet

Le conseil départemental du Doubs tient cependant à exprimer les « fortes réserves » émises sur certains points du projet, particulièrement sur les modalités de mise en œuvre. Il souligne :

  • « L’absence préoccupante de priorisation et de chiffrage des actions proposées ».
  • « L’absence de traitement de la problématique des secours en lien avec les SDIS. Il est à noter que le manque d’initiative privée dans certains territoires rend l’activité du SDIS de plus en plus nécessaire… »
  • « La faible place accordée à la coopération avec la Suisse, pourtant essentielle dans le Doubs. »
  • « Un déficit de reconnaissance des problématiques sur la santé mentale, malgré un risque avéré de déport du sanitaire sur le médico-social dans ce domaine. »
  • « L’insuffisante reconnaissance du rôle des Départements tant en matière de prévention, qu’en termes d’aide et d’accompagnement à l’autonomie des personnes âgées, handicapées ou en situation de précarité. »
  • « Enfin, la préoccupation du Département que l’ARS ne mobilise pas les moyens sanitaires nécessaires pour soutenir le développement des EHPAD, pour lesquels le Doubs a décidé de débloquer 10 millions d’euros de crédits d’investissement spécifiques à l’amélioration de la qualité de vie sur le mandat. »

Plusieurs opposants au projet

Contrairement à celui du Doubs, les conseils départementaux de Côte-d’Or, de l’Yonne, de la Nièvre ou encore le Groupe Front national Bourgogne-Franche-Comté se sont déjà prononcés contre le projet de l’ARS.
La présidente PS du conseil régional, Marie-Guite Dufay avait dénoncé le 10 avril dernier les propositions « dramatiquement insuffisantes » du projet régional de santé, indiquant qu’il faudrait « 240 médecins généralistes, 880 infirmiers et 1.000 médecins spécialistes supplémentaires pour revenir dans la moyenne nationale« . 

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