Le malaise de nos élus, vu par La Presse Bisontine

Publié le 06/12/2012 - 14:15
Mis à jour le 06/12/2012 - 18:45

Le numéro de décembre du mensuel La Presse Bisontine consacre son dossier au "malaise de nos élus". Il y est question de leurs salaires, indemnités et autre cumul…

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©roman

Salaires, cumul…

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Surfant toujours sur l’actualité la plus chaude, nos confrères de La Presse Bisontine ne pouvaient laisser passer le rapport de la commission Jospin sur la rénovation et la déontologie de la vie publique, dont les conclusions ont été dévoilées début novembre, sans aller enquêter du côté des élus francs-comtois. Voilà donc le thème du dossier du numéro de décembre de ce mensuel, développé sur 5 pages.

Claude Jeannerot paye ses photocopies

Salaires, indemnités, cumul,…, Jean-François Hauser, rédacteur en chef du journal, et Thomas Comte, journaliste, mettent l’accent sur Claude Jeannerot, président du Conseil général et sénateur PS du Doubs, Barbara Romagnan, députée PS du Doubs, ou encore Jean-Marie Binétruy, président (bénévole) de l’UMP du Doubs et président de la communauté de communes du Val de Morteau (CCVM).

On y apprend ainsi que Claude Jeannerot occupe dans les locaux de l’hôtel du département un bureau pour son activité de sénateur où travaillent ses deux assistantes parlementaires, plutôt que d’avoir une permanence ailleurs en ville, mais verse pour celui-ci un loyer au Conseil général (de seulement 218 euros par mois, fait remarquer La Presse Bisontine, qui compare cette somme aux plus de 1.000 euros que règle Barbara Romagnan pour sa permanence place Leclerc à Besançon) et des charges pour le chauffage, l’électricité, etc. Il précise aussi payer ses photocopies et tenir une comptabilité séparée pour ses dépenses liées à son activité de sénateur.  

Une augmentation d’indemnité de 85%

On y apprend que Barbara Romagnan est contre le cumul… mais ça on le savait déjà. Ce que l’on ne savait pas en revanche c’est que l’ancien député du Doubs Jean-Marie Binetruy qui ne percevait jusqu’alors que 783,87 euros brut par mois pour sa fonction de président de la CCVM a fait voter à la quasi-majorité par ses élus, depuis qu’il n’est plus député, une augmentation de 85% de son indemnité, passant ainsi à 1.444,56 euros par mois. La Presse Bisontine rappelle néanmoins qu’à celle-ci s’ajoute la perception de trois retraites : de député, d’ancien maire de Morteau et d’enseignant. Selon les journalistes, l’élu explique la hausse de cette indemnité (dont il n’hésite pas à comparer le montant net touché jusqu’alors à celui du RSA) par l’importance de la tâche et des responsabilités liées à cette présidence de communauté de communes, occasionnant selon lui plus de 40 heures de travail hebdomadaires.

« Quant aux 40 heures hebdomadaires, voilà un aveu qui va conforter les partisans du non-cumul des mandats qui prétendent qu’il est impossible de concilier une fonction de parlementaire avec celle de maire, de conseiller général, régional ou de président de communauté de communes pour diverses raisons telles que celles de l’incompatibilité de l’emploi du temps. Or, pendant qu’il était député, Jean-Marie Binétruy était aussi président de la CCVM« , conclut la Presse Bisontine.

A lire aussi dans ce dossier : 

  • ce que gagnent les députés,
  • une longue interview du député PS de l’Aisne René Dosière, spécialiste de la gestion des finances publiques et auteur de « L’état au régime, gaspiller moins pour dépenser mieux« , aux éditions du Seuil. 

La Presse Bisontine, décembre 2012, 2,50 euros. En vente en kiosque.

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