Meurtres d'homosexuels dans le grand Est : le parquet requiert un non-lieu

Publié le 17/06/2013 - 21:59
Mis à jour le 17/06/2013 - 21:59

Le parquet du tribunal de Montbéliard a requis un non-lieu pour un septuagénaire mulhousien qui avait été mis en cause dans plusieurs meurtres d’homosexuels dans l’est de la France 1980 et 2002.

"L'instruction n'a pas permis de mettre en évidence d'éléments à la charge de Nicolas Panard, qui avait été initialement mis en examen pour cinq des six meurtres dont est saisi le juge d'instruction", a déclaré la procureure à Montbéliard Thérèse Brunisso, qui a rendu son réquisitoire définitif le 4 juin. "L'instruction n'a pas non plus confirmé l'existence d'un lien entre ces six meurtres" d'homosexuels et celui d'une prostituée commis entre 1980 et 2002, a-t-elle précisé.

Le juge d'instruction devra à son tour rendre ses conclusions, conformes ou non à celles du parquet.  M. Panard a toujours farouchement nié les faits pour lesquels il était mis en cause.  Fin novembre 2007, cet ancien artiste transformiste domicilié à Mulhouse avait été mis en examen à Montbéliard et placé sous contrôle judiciaire à la même période pour cinq meurtres, quatre en Alsace et un en Franche-Comté.

En mai 2008, il avait bénéficié de la mainlevée de son contrôle judiciaire. Le statut de témoin assisté lui avait été octroyé en juillet 2008. "Cette nouvelle n'est pas une surprise, nous l'attendions, car il n'y a pas le moindre élément permettant de le mettre en cause de près ou de loin dans cette affaire", a dit Me Nelly Rouzet, avocate du septuagénaire.  "Mon client avait déjà tourné la page, mais il sera soulagé de savoir que la finalité de la procédure tend à confirmer la position qu'il a depuis le début", a-t-elle ajouté.  Pour elle "il y a eu des erreurs sur le plan des investigations, mais la 
justice ne s'est pas trompée".

Me Thierry Moser, l'avocat de deux familles de victimes, "réfléchit à l'éventualité d'un appel contre l'ordonnance de non-lieu qui pourrait être prochainement rendue par le juge d'instruction", s'il suit l'avis du parquet.  "Je suis attristé par le réquisitoire du parquet, mais je le comprends. Il y a des éléments troublants contre Nicolas Panard, mais insuffisants pour aller devant une cour d'assises".

(Source : AFP)

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