Pédopornographie: un universitaire et un employé de l’université de Reims condamnés à Dijon

Publié le 08/06/2013 - 11:41
Mis à jour le 08/06/2013 - 11:48

Un maître de conférences de l'université de Reims et un employé, ce dernier en récidive, ont été condamnés vendredi 7 juin 2013 par le tribunal correctionnel de Dijon à un an de prison ferme pour avoir diffusé sur internet des images pédopornographiques.

blogs pornographiques

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Ces deux hommes ont comparu devant le tribunal correctionnel de Dijon après le coup de filet des gendarmes de la Section de recherches de Dijon, qui avait abouti à l’interpellation mardi de neuf hommes de 26 à 45 ans (lire notre article ci-dessous). En état de récidive légale pour l’un et de réitération pour l’autre, ces deux quadragénaires ont été présentés en comparution immédiate. Les sept autres suspects ont été convoqués pour une audience le 23 juillet.

Maître de conférences à l’université de Reims, l’homme de 43 ans, marié, a déjà été condamné pour des faits de même nature en 2005. Il lui est reproché d’avoir animé un blog pornographique, où ont été diffusées entre mars 2011 et juin 2012 une centaine d’ images mettant en scène de jeunes filles mineures. L’universitaire a assuré au tribunal avoir eu « un mauvais jugement« .  « Je ne pensais pas que ces images représentaient des mineures« , a-t-il ajouté, se disant « dépendant à internet« .

A ses côtés, comparaissait un homme divorcé de 40 ans, employé de stockage, sous le coup d’une condamnation de 2010 pour le même délit. Lui aussi animait deux blogs, où les enquêteurs ont retrouvé au total environ 150 images pédopornographiques. « J’ai un gros problème en moi avec le sexe, j’en suis conscient« , a-t-il reconnu.

Le procureur Jean-Luc Chemin a requis 30 mois de prison ferme pour le premier et trois ans pour le second. Il a demandé pour les deux que leur peine soit accompagnée d’un suivi socio-judiciaire. « La pédopornographie touche toutes les couches de la société« , a-t-il relevé. Au regard des profils des deux hommes, le procureur a également estimé qu »en matière de pédopornographie, les mesures alternatives à l’emprisonnement ne sont pas efficaces.

L’avocat de la défense, Me Nicolas Panier, a mis en cause « le mythe de la lolita » véhiculé dans la société. Concernant le maître de conférences, il a plaidé son « problème pour définir les limites ». Pour l’employé, Me Panier a décrit un homme « terriblement seul » pour qui « la seule chose qui éclaire un peu sa vie, c’est son ordinateur« .

Le tribunal a condamné le premier à deux ans de prison, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve (SME). Le second a écopé de trois ans de prison dont deux ans avec SME. Ils ont tous deux l’obligation de travailler et de se soigner. 

(source : AFP)

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