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Sarkozy à Belfort : "Il y a la possibilité de l’alternance..."

Publié le 13/03/2015 - 11:07
Mis à jour le 13/03/2015 - 11:17

Après une visite jeudi à Fessenheim où il a accusé François Hollande de vouloir fermer la centrale nucléaire pour une "combine politique" avec les écologistes, le président de l’UMP était à la maison du peuple de Belfort le soir même dans le cadre de la campagne des élections départementales.  Nicolas Sarkozy  a appelé les électeurs à "refuser la politique actuelle", notamment "l’explosion" des impôts, à "dire leur colère" et à choisir "l’alternance", en votant pour les candidats UMP aux élections départementales.

départementales 2015

Entourés des élus UMP de la région, Nicolas Sarkozy, a galvanisé la maison du peuple qui était pleine à craquer ce jeudi 12 mars 2015 en début de soirée à Belfort après avoir rencontré les candidats à la mairie de Belfort dirigé par le député-maire UMP Damien Meslot.

Près de 1.000 personnes se sont rendues au meeting. Une centaine, qui n'ont pas pu entrer, ont suivi les discours depuis le hall d'accueil. Il a enjoint les électeurs à voter pour manifester leur mécontentement. "Il y a deux messages : d’abord ceux qui refusent la politique actuelle, tous ceux qui ont une raison de contester ce qui se passe depuis trois ans, tous ceux qui ont envie de dire leur colère peuvent voter", a-t-il dit.

"Deuxièmement pour nos départements, avec l’explosion des impôts locaux, nos candidats ont pris des engagements quant à la réduction des dépenses, du nombre de fonctionnaires, qui vont permettre d’éviter l’explosion des impôts locaux", a-t-il assuré.

 Sarkozy : "Le Premier ministre nous a dit qu’il avait peur. C’est pas rassurant" 

"Il y a la possibilité de l’alternance, elle s’exprime à travers les candidats de l’UMP", a affirmé l’ex-président de la République qui a sévèrement attaqué Manuel Valls."Je ne sais pas ce qu’a le Premier ministre, tous les jours il nous en sort une", a-t-il lancé, évoquant notamment l’utilisation du mot "apartheid" par Manuel Valls pour évoquer l’enfermement des banlieues françaises. "On s’est demandé s’il avait un peu de bon sens encore", a-t-il dit."Quand je dis qu’il s’énerve un petit peu, c’est très en dessous de ma pensée", a ironisé M. Sarkozy.

 "Le Premier ministre nous a dit qu’il avait peur. C’est pas rassurant. Imaginez que nous sommes dans un bateau, il y a un capitaine, et que le capitaine dit à l’ensemble des passagers que nous sommes (...) qu’il a peur. S’il a peur il a peur de quoi ? Nous, ce qu’on craint c’est sa politique", a tranché Nicolas Sarkozy.

"On ne demande pas au Premier ministre d’avoir peur, on lui demande de prendre des décisions en matière de sécurité, en matière économique pour faire reculer le chômage, sur l’ensemble des problèmes de la France", a-t-il poursuivi.

Déplorant les "40 milliards de hausses d’impôt de plus sur les trois dernières années", le président de l’UMP a conclu qu’avec la politique actuelle, c’était "la crise de la France qui risqu(ait) de s’abattre sur l’Europe".

Fermeture de Fessenheim : "une combine politique"

 Avant son meeting à Belfort, le président de l'UMP était à Fessenheim. Début mars, François Hollande a réaffirmé début mars que la centrale nucléaire fermerait "à l'horizon de la fin du quinquennat", alors que les doutes sur sa fermeture s'intensifient après le report à 2017 par EDF du démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), un réacteur de nouvelle génération.

Nicolas Sarkozy a accusé jeudi François Hollande de vouloir fermer la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) uniquement pour de la "combine politique", afin de satisfaire les écologistes.

L'Autorité de sûreté nucléaire "a confirmé que cette centrale pouvait encore fonctionner au moins pendant dix ans", a dit l'ancien chef de l'État devant des journalistes, après avoir rencontré sur place des élus locaux ainsi que des employés et des syndicats de la centrale alsacienne. Installée en bordure du Grand Canal d'Alsace, Fessenheim est la doyenne des centrales nucléaires françaises. Elle est dotée de deux réacteurs de 900 mégawatts chacun.

François Hollande veut la fermer "uniquement parce qu'il veut mendier quelques voix à des écologistes engagés dans un combat politicien", a-t-il dit, jugeant qu'il y avait "2.200 emplois ici sacrifiés sur l'autel de la combine politique".

Le démantèlement de la centrale coûterait "entre 5 et 8 milliards", a-t-il ajouté. "Est-ce qu'on a vraiment cet argent" en France "pour fermer une centrale nucléaire qui rapporte 400 millions d'euros par an", a-t-il demandé, proposant de consacrer ces bénéfices au développement des énergies renouvelables.

"Je peux vous dire qu'à neuf jours des élections départementales, toutes les familles ici ont bien compris le message", a lancé le président de l'UMP

Lors de sa rencontre avec plusieurs dizaines d'élus et d'employés de la centrale, M. Sarkozy a multiplié les charges contre le chef de l'État et son Premier ministre, "en panique parce que le sol se dérobe sous leurs pieds (…) Je me demande où ils vont trouver l'argent pour démanteler Fessenheim en deux ans. Déjà pour passer leur loi Macron, il faut faire le 49-3, ils ont besoin d'une lance à incendie pour éteindre un mégot de cigarette", a-t-il ironisé. "Je n'ai pas l'intention de me taire et de laisser sacrifier Fessenheim sur l'autel de la reconstitution de la majorité plurielle", a-t-il dit devant une salle conquise.

"À la place où je suis, quelle qu'elle soit, dans deux ans, je dis à tous les employés de Fessenheim, je dis à tous les élus: +On ne touchera pas à Fessenheim+", s'est-il engagé devant son auditoire.

(Avec AFP)

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