Une contraception définitive en dix minutes au CHRU Besançon

Publié le 07/10/2013 - 11:13
Mis à jour le 07/10/2013 - 18:35

Alors que le « tout-pilule » est fortement remis en cause en France, le service gynécologique du CHU de Besançon propose depuis décembre 2012 dans une nouvelle salle de « chirurgie de consultation » la pose de d’implants intra-tubaires pour les femmes qui ne souhaitent plus ou ne peuvent plus avoir d’enfant. Cette méthode est une véritable alternative à la ligature des trompes. L’intervention, sans anesthésie, ne nécessite en effet pas d’hospitalisation. La patiente peut rentrer chez elle dans l’heure…  

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Pas de réservation de bloc opératoire. Pas d'anesthésie, mais une simple analgésie. La pose d’implant intra–tubaires se réalise en une dizaine de minutes sans incision. Le chirurgien introduit les implants souples dans les trompes de Fallope par les voies naturelles (le vagin, le col de l’utérus et l’utérus). Au cours des 3 mois qui suivent, une barrière naturelle se produit autour de ces implants et obstrue les trompes, ce qui rend le passage des spermatozoïdes impossible et empêche la fécondation de l’ovule. Un examen de contrôle, réalisé 3 mois après l’intervention, permet de s’assurer du bon placement des implants intra-tubaires. 

"C’est une technique ambulatoire par excellence et une réelle alternative à la ligature des trompes"

"En France, la contraception définitive reste encore un moyen de contraception peu connu. Elle s’adresse bien évidemment aux femmes qui ne souhaitent plus ou ne peuvent plus avoir d’enfant. Elles ont le choix entre deux méthodes : la ligature des trompes ou la pose d’implants intra-tubaires" explique le Professeur Didier Riethmuller, Chef du Pôle Mère-Femme du CHRU de Besançon, à l’origine de cette initiative. En France, tous les ans, plus de 35 000 femmes ont recours à la contraception définitive lorsqu’elles sont certaines de ne plus vouloir d’enfant. 

"À Besançon, grâce à cette nouvelle salle de chirurgie de consultation, nous pouvons pratiquer la pose d’implants intra-tubaires tout en assurant un confort optimum à nos patientes" poursuit le professeur Riethmuller. "Cette méthode ne nécessite pas d’anesthésie, mais une simple analgésie et se pratique en une dizaine de minutes. Elle permet à la patiente de rentrer chez elle dans l’heure qui suit la procédure. C’est une technique ambulatoire par excellence et une réelle alternative à la ligature des trompes qui elle, nécessite une anesthésie générale, une hospitalisation même courte, ainsi que quelques jours d’arrêt de travail."

Pour le CHRU, l'accueil dans cette nouvelle salle dédiée à la chirurgie de consultation est innovant et facilite l’accès aux soins gynécologique. Dans ce nouvel espace situé dans le secteur des consultations externes de gynécologie- obstétrique sont également pratiquées des petites interventions telles des conisations (ablation d'une partie superficielle du col de l'utérus suite à la découverte notamment d'anomalies décelées à la suite d’un frottis du col utérin), des vaporisations au laser et des gestes sous hystéroscopie : une exploration visuelle de l’intérieur de la cavité utérine en passant par les voies naturelles.

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