L'indignation selon Macron à Besançon

Publié le 11/04/2017 - 18:45
Mis à jour le 05/06/2019 - 15:58

Face aux autres candidats et notamment face à  Mélenchon, Macron se présente en candidat de l'"indignation véritable". Il est revenu sur la leçon de Besançon sur le thème de la réindustrialisation devant près de 2.500 personnes à Micropolis Besançon

« Ca ne peut plus durer comme ça ! »

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A douze jours du premier tour, alors que l’irruption de Jean-Luc Mélenchon à la troisième place des sondages bouscule la fin de campagne, Emmanuel Macron a attaqué ses rivaux, M. Mélenchon compris, sur le thème du renouvellement politique.

Le candidat « En Marche ! » vers l’élection présidentielle devait se rendre à la résidence pour personnes âgées autonomes « Les Cèdres » en fin de journée vers 17h30 mais faute de temps, la visite a été annulée. Invité par Jean-Louis Fousseret, un des premiers marcheurs il y a un an, Emmanuel Macron était déjà venu  à Besançon le 27 septembre 2016 pour visiter l’école « Cuisine mode d’emploi(s) » de Thierry Marx avant de se rendre à Micronora. Emmanuel Macron a engrangé plusieurs soutiens dans la région, comme ceux des PS François Patriat, Yves Krattinger (Haute-Saône) et plus récemment celui de la présidente de la région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. 

Claude Jeannerot, ancien sénateur et président du conseil déparemental du Doubs, François Patriat étaient également présents ce mardi soir dans la salle. 

Lors de son discours d’introduction Jean-Louis Fousseret est revenu sur « le succès » du mouvement en marche et espère bien le saluer en tant que président lors de sa prochaine venue en Franche-Comté. « Très tôt nous avons saisi que ce mouvement correspondait à une aspiration profonde de concitoyennes et concitoyens qui en ont  « ras-le-bol » – du «bloc contre bloc» et des négociations entre appareils, qui ne répondent plus aux aspirations des Françaises et des Français » a déclaré le maire de Besançon. 

« Ca ne peut plus durer comme ça »

« Le révolutionnaire communiste, il était sénateur socialiste quand j’étais encore au collège, que veut-il nous faire croire? », a fustigé M. Macron. Le candidat d’En Marche a également attaqué François Fillon, qui « depuis 35 ans est dans la vie polilitique française » et « visiblement en connaît intimement les pires usages ». Mais aussi Marine Le Pen, qui porte « un nom, une marque que nous connaissons trop bien, qui hante la politique française depuis des décennies ».

« Ca ne peut plus durer comme ça »: Emmanuel Macron s’est donc présenté mardi soir en candidat de « l’indignation véritable » lors du meeting à Besançon où il a attaqué ses adversaires, Jean-Luc Mélenchon compris, sur le thème du renouvellement de la classe politique. Quand le candidat de la France insoumise, qui signe une percée dans les sondages, s’inspire du mouvement des « Indignés » espagnols, Emmanuel Macron lui a indirectement répondu en défendant une « indignation utile » face aux « indignations d’estrade ».

« L’indignation elle est là, l’indignation elle est chez celles et ceux qui sont là dans cette salle ce soir, qui n’ont pas voulu accepter les règles de la vie politique », a-t-il lancé devant environ 2.500 partisans réunis au parc des expositions de Micropolis Besançon. 

« L’indignation elle est chez celles et ceux qui veulent se battre pour les classes moyennes, contre l’injustice sociale et territoriale, (…) qui veulent gagner la réindustrialisation », a-t-il affirmé, sur cette terre industrielle de l’est de la France tout en soulignant la leçon de Besançon qu’il avait déjà souligné lors de sa venue à Micronora en septembre dernier. Rejetant « l’indignation d’estrade, celle qui consiste à dénoncer et à rien proposer » et « l’indignation facile qui propose comme solution de répliquer les recettes d’hier et de dépenser l’argent qu’on a pas », il s’est posé en candidat d’une « indignation véritable », « profonde », « lucide » et « utile », en citant Stéphane Hessel, auteur du best-seller « Indignez-vous ».

 « Qu’est ce qui fait que ce soir vous êtes là avec moi? C’est que toutes et tous nous nous sommes dit à un moment: Ca ne peut pas continuer comme ça! Ca ne peut pas continuer comme ça! », a lancé l’ex-ministre, qui doit combattre son image, véhiculée par la droite et l’extrême droite, d’héritier du quinquennat Hollande. 

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