Autour de Ludovic Fagaut étaient présents Serge Couësmes, commerçant retraité et ancien président de l’Union des commerçants de Besançon, Laurent Croizier, député Modem du Doubs et conseiller municipal, Patrick Bouza, fonctionnaire territorial retraité, Anne Falga, consultante en entreprise, et Frédérique Thomas-Morin, conservatrice honoraire des musées de Besançon.
Un projet global dédié à tous les habitants
Ludovic Fagaut a présenté une démarche transversale, soulignant que ”c’est un projet fort qui mélange plusieurs politiques”. Il a insisté sur la volonté de s’adresser à l’ensemble des habitants : ”Le projet présenté aujourd’hui qui s’inscrit dans une démarche globale et s’adresse à tous les habitants de Besançon, Planoise, Clairs, Bregille, Tilleroye, Palente-Orchamps”.
L’objectif affiché est de renforcer l’énergie urbaine avec laquelle "tout s’invente et surtout sans limite”. Selon le candidat, ”nos politiques doivent se croiser pour que ça rayonne sur l’ensemble de la ville”.
“Besançon confluence”, une dorsale de la gare Viotte à la Citadelle
Le projet présenté porte un nom : ”Besançon confluence”. Ludovic Fagaut l’a défini comme ”l’audace d’un nouveau souffle ou se rencontrent les projets et richesses naturelles de notre ville. Il ne s’agit pas de préserver, mais de s’approprier notre patrimoine.”
L’ambition centrale est claire : ”rendre à Besançon sa place de capitale culturelle et touristique, remettre Besançon sur la carte de la France et reconnecter les richesses de la ville”. Le parcours relie la gare au quartier Battant jusqu’à la Citadelle, constituant ”une dorsale” qui ”doit être robuste avec une caractéristique géographie qu’est le Doubs : on doit arrêter de tourner le dos à la rivière", a affirmé Ludovic Fagaut.
Laurent Croizier a souligné la nécessité de convergence ”pour que l’attractivité de la ville soit une de nos fortes ambitions : renforcer le rayonnement en valorisant ce qui fait son identité et sa force.” Il a ajouté qu'il était nécessaire de "décloisonner ces parties culturelle, sportive, touristique… Créer des passerelles, faire converger les énergies dans une ville moderne, attractive, où il fait bon vivre, grandir, étudier, travailler et vieillir.”
Un projet structuré autour de 18 axes
Le projet ”Besançon confluence” s’articule autour de 18 points qui, selon Ludovic Fagaut, ”donneront un rayonnement qui doit être à la hauteur de la beauté de Besançon”, rappelant que l'”on a une ville extraordinaire”.
- Patrimoine, commerce et espace public
Plusieurs propositions concernent la valorisation du patrimoine et du commerce, notamment le Fort Griffon, présenté comme ”notre deuxième citadelle”. Anne Falga a indiqué vouloir ”donner une destination touristique à ce fort en travaillant avec le conseil départemental du Doubs et nous appuyer sur des dispositifs nationaux pour chercher des investisseurs”.
Le quartier Battant occupe une place centrale dans le projet. Patrick Bouzat a rappelé que Battant est ”la porte d’entrée du centre-ville en tant de la gare et la sortie, dernière image avant de quitter Besançon”, soulignant un ”taux de vacances commercial de 33%, dévalorisant pour la ville”. Il estime que ”la collectivité doit se réapproprier les pas de porte et donner aux locaux vacants, la destination que l’on souhaite”.
Serge Couësmes, pour sa part, a défendu la mise en place d’incubateurs commerciaux pour ”donner la chance à de jeunes commerçants de les installer à faible coût, leur mettre le pied à l’étrier pour créer de belles enseignes”, tout en insistant sur la valorisation des façades : ”on a presque la tête baissée en y passant, alors qu’elle est magnifique cette rue !”
- Nature, culture et animation urbaine
Les rives du Doubs constituent également un autre axe important pour l'équipe de "Besançon avance". Anne Falga a rappelé qu"il y a des villes qui ont une âme, d'autres qui n'en ont pas, et Besançon en a une, c’est la boucle, le Doubs”, regrettant que ”la plupart du temps, on tourne le dos aux berges”. Le projet vise à ”faire revivre les berges et redonner la possibilité aux habitant d’y vivre”.
La place de la Révolution, la Place du 8 Septembre, la Grande rue et la rue des Granges feraient l’objet d’animations régulières. Patrick Bouzat a décrit la place de la Révolution comme ”le coeur du centre-ville” qui ”ne vit pas”, ajoutant : ”on l’a traverse parfois, mais on ne s’y arrête pas.”
Concernant la culture, Frédérique Thomas-Morin a rappelé à propos du Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie que l'”on a tendance à oublier que c’est un des plus anciens de France !” et a plaidé pour ”lier des partenariats avec d’autres grands musées à l’international”.
- Citadelle, sport et grands équipements
La Citadelle constitue l’élément emblématique du projet. Laurent Croizier a déclaré : ”nous avons un attachement viscéral et affectif à la Citadelle”, ajoutant que ”c’est plus qu’un monument, c’est un symbole de notre identité et incarne l’âme de la ville”. Il a défendu l’idée qu’”elle doit de nouveau illuminer la nuit, éteindre c’était l’effacer du paysage” et d'assurer : ”on l’illuminera de manière intelligente, économe, à des horaires adaptés avec des scénographie spectaculaires... elle scintillera à l’image de la Tour Eiffel à Paris.”
Le projet prévoit également un positionnement de Besançon comme capitale du sport nature. Anne Falga a affirmé vouloir ”réaffirmer Besançon comme capitale du sport nature et de trail”, en créant notamment le label ”Besançon Sport Nature”.
Enfin, la construction d’une aréna sur le secteur Brulard – ex-408 est envisagée. Ludovic Fagaut a précisé : ”il faudra qu’on articule ce nouveau complexe avec sport santé et médecine du sport”.
Les 18 axes de "Besançon Confluence" (liste exhaustive) :
- Le Fort Griffon : valoriser ce site autour d’une orientation touristique, en mobilisant les dispositifs nationaux et internationaux en travaillant en lien avec le Département du Doubs
- Battant : préempter les murs commerciaux pour revitaliser le quartier
- Battant : accompagner la mise en place d’un ”plan vitrines” pour renforcer l’identité du quartier
- Embellir la ville : fleurir nos pont, nos rues, nos façades
- Rives du Doubs : faire des rives un circuit fréquenté pour ses animations : guinguettes, marché des arts, expositions, spectacle de rue. Rénover et développer les parcours santé
- Place de la Révolution : animer régulièrement et faire vivre l’espace public
- Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie : promouvoir les partenariats avec des musées européens renommés
- Grande rue, rue des Granges : ouvrir l’espace public pour l’animer, mettre en valeur les acteurs culturels et sportifs ”La rue à nos artistes”, ”La rue à nos sportifs”
- Place du 8 Septembre : valoriser notre patrimoine notamment par des scénographies lumineuses, réinstaller la statue de Charles Quint, arborer les drapeaux bisontin et franc-comtois
- Îlot Saint-Paul : Ouvrir un Hostel (auberge de jeunesse du XXIe siècle) près de l’Eurovéloroute 6
- Créer un festival du Temps autour de notre identité horlogère
- Palais Granvelle : redéfinir un projet culturel d’envergure” pour ce lieu
- Kursaal : réhabiliter le Kursaal pour créer un auditorium à haut niveau acoustique
- Place Victor Hugo : réaménager cette place. Revoir l’accès à la Citadelle par la mise en place de navettes électriques fréquentes
- Rénovation de la friche artistique de La Rodia pour en faire un lieu de création de référence du spectacle vivant
- Forts et collines : ancrer Besançon comme capitale française du trail et des sports nature accessibles à tous. Créer un label ”Besançon Sport Nature
- Citadelle : illuminer de nouveau la Citadelle et concevoir enfin une programmation culturelle ambitieuse à la hauteur de son prestige
- Secteur Brulard- ex-408 : construire un complexe sports et spectacles d’envergure (Aréna) en s’appuyant sur un partenariat public-privé
En conclusion de la conférence, Ludovic Fagaut a résumé la portée du projet en déclarant : ”Voilà une nouvelle trajectoire pour notre ville”.
