Cités de la gastronomie: Beaune, écartée, “surprise” par un “non-choix” teinté de politique

Après le rejet du projet de Beaune pour accueillir la future Cité de la gastronomie, Alain Suguenot, le député-maire UMP de la ville s’est dit vendredi « surpris » par un « non-choix » pris pour ne pas trancher entre les autres mairies candidates, toutes socialistes.

"Les villes les plus à même de représenter la gastronomie française, Lyon pour ses toques et Beaune pour son vin, ont été mises sur la touche", écrit Alain Suguenot dans un communiqué.

Le gouvernement a validé vendredi les préconisations de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA) de former un réseau de Cités de la gastronomie au profit de Dijon, Paris-Rungis et Tours.  Lyon et Beaune étaient également en lice mais la candidature de cette dernière a été écartée complètement car le projet était "très difficilement réalisable", selon la Mission.

Lyon, quant à elle, n'est "pas exclue" mais sa candidature devra être "repensée", avance la Mission.  "Quel est ce statut de Lyon, évincée mais +non exclue+, peut-être pour éviter le courroux dun maire ?", s'interroge M. Suguenot, faisant allusion au sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb.  "Sur le fond, il est par ailleurs surprenant de découvrir que les quatre villes socialistes sont autorisées à représenter un dossier en avril et que Beaune soit la seule jugée +très difficilement réalisable+", ajoute-t-il.

Alain Suguenot, qui souligne que l'idée d'un réseau de Cités n'était pas prévu dans le cahier des charges, parle encore de "non choix".  "Il est vrai quil était difficile de choisir entre les sénateurs de la majorité", ironise-t-il, faisant référence à la rivalité sur ce projet entre le sénateur-maire de Dijon François Rebsamen et celui de Lyon Gérard Collomb.

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