Macron présentera “les perspectives” du déconfinement vendredi soir

Près d’un mois après la mise en place des mesures de restrictions pour freiner l’épidémie de coronavirus, Emmanuel Macron s’adressera aux Français, vendredi 30 avril, pour présenter « les perspectives » de « sortie progressive », a indiqué le Premier ministre, Jean Castex, ce mercredi à l’issue du conseil des ministres et du conseil de défense sanitaire.

Adresse aux Français d'Emmanuel Macron à la télévision © D Poirier

Un taux de reproduction du virus en baisse

"La situation épidémique continue de s'améliorer à un rythme régulier : le nombre de cas quotidiens est passé en moyenne hebdomadaire de 38 000 au plus haut de cette troisième vague à 26 200 très précisément sur les sept derniers jours", a expliqué Jean Castex. Le taux de reproduction (R) du virus, indicateur clé correspondant au nombre de personnes infectées pour un seul malade, a baissé à 0,89 mardi, selon lui. "Cela veut dire que le niveau de circulation reste élevé » mais que « nous voyons une tendance à la baisse, qui est plus lente qu'en novembre" et dont l'impact sur les hospitalisations "ne se traduit encore que très timidement dans l'évolution du nombre de malades en réanimation", a-t-il résumé.

Selon lui, la campagne de vaccination "avance à un très bon rythme avec 469 000 personnes vaccinées sur la seule journée d'hier". "L'objectif d'atteindre des 15 millions de personnes primo-vaccinées d'ici la fin de cette semaine et les 20 millions à la mi-mai est tout à fait à notre portée", a-t-il ajouté en précisant que "60 % des personnes ayant plus de 60 ans auront été vaccinées en première injection" mercredi soir.

Fin de l'état d'urgence sanitaire le 2 juin

Au cours du conseil des ministres, le gouvernement a examiné le projet de loi de sortie de l'état d'urgence sanitaire le 2 juin, qui lui permet toutefois de conserver des compétences jusqu'au 31 octobre sur la circulation des personnes ou la fermeture de magasins si les conditions sanitaires l'exigent. À partir de juin, "la situation (…) ne sera plus celle de l'état d'urgence sanitaire", mais la future loi "devra nous permettre de répondre à un devoir de vigilance sanitaire" en donnant "la capacité d'une réaction rapide en cas de nouvelle accélération de l'épidémie, soit à l'échelle du pays, soit à celle d'un territoire particulier", a expliqué Jean Castex.

(AFP)

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