Après Crans-Montana, l’hôtellerie-restauration réclame une sécurité renforcée

L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) réclame "le renforcement et l'harmonisation des exigences de sécurité" applicables aux établissements de nuit en France, après l'incendie en Suisse du bar de Crans-Montana, selon un courrier adressé au ministre de l'Intérieur, consulté samedi 3 janvier 2026 par l'AFP.

© sick-street-photography / Pixabay

Dans ce courrier daté de vendredi, l'organisation patronale sollicite un rendez-vous auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez  "afin d'évoquer la situation des établissements de nuit en France et les impératifs absolus de sécurité qui doivent s'y appliquer, sans ambiguïté ni concession possible".

Parmi les priorités figurent "le renforcement et l'harmonisation des exigences de sécurité applicables aux établissements de nuit", selon les trois signataires, le chef Thierry Marx, président de l'Umih, Laurent Lutse, président de la branche Café, bar, brasserie, monde de la nuit et Thierry Fontaine, président de l'Umih Nuit.

Des contrôles de commissions de sécurité tous les ans

Interrogé par l'AFP, David Zenouda, vice-président de l'Umih Ile-de-France, a souligné que les discothèques étaient soumises à "une réglementation extrêmement rigoureuse avec des contrôles de commissions de sécurité tous les ans", alors qu'au fil des ans  "les bars de nuit, les restaurants sont devenus aussi des lieux festifs" où le public s'adonne parfois à la danse.

"Quand on a une piste de danse, quand on fait danser les gens dans un sous-sol et qu'on accueille énormément de personnes, il faut être soumis à des normes de sécurité au moins aussi strictes qu'une discothèque", a-t-il estimé.

Le courrier demande aussi "la clarification des responsabilités respectives de l'État, des forces de sécurité et des exploitants", "les moyens humains, techniques et réglementaires indispensables pour prévenir" un drame similaire à celui survenu en Suisse et "la nécessité d'un cadre clair, lisible et applicable, garantissant à la fois la sécurité du public et la viabilité des établissements".

David Zenouda a aussi jugé nécessaire d'interdire les produits inflammables dans les établissements recevant du public et l'utilisation de bougies incandescentes. "Si vous mettez une robe ou un tissu synthétique à côté de ces bougies, ça prend feu également", a-t-il relevé.

Un incendie dans un bar de la station suisse de Crans-Montana la nuit du Nouvel an a fait 40 morts et 119 blessés. Selon les premiers éléments de l'enquête, "le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale" placés "sur les bouteilles de champagne", qui ont provoqué l'embrasement du plafond du sous-sol, ont indiqué les autorités judiciaires suisses.

(Source AFP)

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