Bang : un Rafale fait sursauter Paris en franchissant le mur du son

Un bruit important, entendu mercredi 3à septembre en fin de matinée à Paris et en région parisienne, a été causé par un avion de chasse qui a franchi le mur du son, a-t-on appris auprès de la Préfecture de police de Paris.

© 1ère division de Besançon ©

Peu avant midi mercredi, un gros "bang" fait sursauter Paris et ses environs: le pire est dans toutes les têtes mais il s'agit en réalité d'un avion de chasse, contraint de franchir le mur du son pour intercepter un avion de ligne en difficulté.

Le bruit, entendu dans toute la capitale et dans plusieurs départements de la région parisienne, fait immédiatement bruisser les réseaux sociaux. En plein match de tennis, au tournoi de Roland-Garros, les joueurs Stanislas Wawrinka et Dominik Köpfer s'interrompent même en scrutant le ciel.

Le doute est rapidement levé: "il n'y a pas d'explosion, il s'agit d'un avion de chasse qui a franchi le mur du son", rassure sur Twitter la préfecture de police de Paris, mettant fin aux spéculations dans une ville meurtrie par plusieurs attentats ces dernières années.

La police appelle dans la foulée la population à ne pas "encombrer les lignes de secours".

L'armée de l'Air a ensuite fourni des précisions: c'est un Rafale en mission qui a provoqué ce bruit en franchissant le mur du son "à l'est de Paris". En dépassant la vitesse du son, soit Mach 1 (environ 1.200 km/h), l'avion de chasse a déclenché une onde sonore produisant un bruit de détonation puissant, appelé "bang" supersonique.

Le Rafale, qui avait décollé de la base de Saint-Dizier (est), devait initialement rejoindre un Falcon 50 dans l'ouest de la France ayant momentanément perdu le contact avec le contrôle aérien. Le contact est rétabli mais le Rafale est sollicité dans la foulée pour "porter assistance à un autre aéronef en perte de contact", effectuant une liaison Brive-Saint Brieuc et se rapprochant du sud-ouest de Paris, a expliqué à l'AFP le porte-parole de l'armée de l'Air et de l'Espace, le colonel Stéphane Spet.

L'avion de chasse a alors été "autorisé à passer le mur du son pour rejoindre l'appareil en difficulté" le plus rapidement possible, a-t-il ajouté. L'avion, un Embraer ERJ-145, rétablit finalement le contact radio, mettant fin à la mission.

"Le coup droit de Nadal"

Selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), ce type de problème arrive "régulièrement". "La police du ciel est une mission permanente, assurée par l'armée de l'Air, qui vise à protéger les Français de toute menace aérienne", rappelle sur Twitter le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), basé à Lyon-Mont Verdun.

En 2019, l'armée de l'Air a ainsi fait face à 450 situations anormales, dont 210 nécessitant une intervention des avions de chasse et hélicoptères, détaille le CDAOA. Au total, jusqu'à 15.000 aéronefs peuvent survoler le territoire français quotidiennement, rappelle l'armée de l'Air.

Passée l'inquiétude mercredi, les réseaux sociaux ont décidé de s'en amuser. "Le coup droit de Nadal aurait été entendu dans toute l'Ile-de-France", plaisantait un twittos en référence à la tête d'affiche de Roland-Garros actuellement disputé à Paris. "OK, qui s'est amusé à faire son Maverick?", ironise un autre, extrait à l'appui d'un avion de combat lancé en plein rase-motte dans le film culte "Top Gun".

(AFP)

Quitter la version mobile