Interrogé par l'AFP sur une importante opération en cours à Besançon, le procureur de la République à Dijon, Olivier Caracotch, a confirmé qu'elle visait le dernier fugitif, le plus dangereux, encore en cavale après s'être évadé de la maison d'arrêt.
Le coup de filet, qui a notamment mobilisé des commandos du RAID, a permis l'interpellation d'un complice de ce fugitif, a ajouté le procureur, sans plus de détails.
Cet évadé, considéré comme "dangereux", n'est âgé que de 19 ans, mais il a déjà été condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment. Il se situe "dans le registre de la criminalité organisée", a récemment indiqué le parquet de Montbéliard, qui instruit l'affaire contre lui.
Il était en détention provisoire à Dijon après avoir été mis en examen pour tentative d'assassinat et association de malfaiteurs. En revanche, l'opération menée à Besançon a permis l'interpellation d'un Bisontin âgé de 19 ans, un des proches du dernier fugitif et par ailleurs ex-codétenu. Il a été placé en garde à vue pour complicité d'évasion en bande organisée et association de malfaiteurs, a ajouté le procureur.
L'autre évadé de la prison de Dijon, âgé de 32 ans et qui était en détention provisoire pour violences conjugales, a été repris 24 heures seulement après sa cavale. Il était dimanche en cours de présentation à un juge en vue de sa mise en examen pour "évasion en bande organisée et association de malfaiteurs". Une complice présumée de 25 ans a elle aussi été présentée et mise en examen pour "complicité d'évasion en bande organisée" et "association de malfaiteurs". Elle a été placée en détention provisoire.
La jeune femme a affirmé que "l'homme l'ayant appelée lui avait déclaré qu'il avait été libéré légalement de détention et qu'il était accompagné d'un ami". Lors d'une perquisition à son domicile, des drones ont été découverts mais la mise en cause conteste qu'ils aient pu servir à des livraisons illicites en prison.
Jeudi tôt dans la matinée, les deux détenus s'étaient évadés de la maison d'arrêt de Dijon, un établissement vétuste, en sciant les barreaux de leur cellule avec une simple lame de scie à métaux, vraisemblablement livrée par drone.
(AFP)
