Municipale 2020 : Anne Vignot veut “rester dynamique en matière d’investissement”

La candidate EELV au second tour de l’élection municipale de Besançon, Anne Vignot a présenté ce jeudi 18 juin son programme économique pour « une ville attractive en transition, une économie durable et des emplois protégés ».

©

Pour l'équipe d'Anne Vignot souhaite une "nouvelle dynamique économique sur le territoire bisontin". Cela se traduit notamment par des investissements "à partir de l'emprunt". Actuellement, la Ville de Besançon emprunte à hauteur de 40 millions d'euros pour ses investissements avec 3,5 années de capacité de désendettement. La liste de la candidate a décidé d'emprunter 10 millions supplémentaires pour la rénovation des écoles et des crèches et ainsi faire appel aux entreprises de la ville, "un vrai levier pour l'économie locale et aller sur un plan énergie efficace".

La candidate souhaite aller encore plus loin en empruntait 8 à 9 millions d'euros de plus pour créer un centre de santé qui complèterait l'hôpital, des projets liés aux énergies renouvelables ou encore un complexe multisports dans le nord-est de la ville.

Anne Vignot précise que ces emprunts "restent dans la zone verte, considérée par le Cour des comptes comme une bonne gestion de la ville." Aujourd'hui, la Ville de Besançon et l'agglomération "n'utilisent pas facilement l'emprunt, ce qui est considéré comme pas très dynamique par la Cour des comptes", précise-t-elle, "et nous, ce que l'on veut, c'est rester dynamique en matière d'investissement."

"Doubler voire tripler" l'investissement pour les pistes cyclables

La liste de la candidate souhaite également proposer à l'agglomération de "doubler voire tripler" l'investissement pour l'aménagement de pistes cyclables "si on veut répondre à la demande de plus en plus importante."

Aménagement de la RN57 entre Beure et Micropolis : "ce n'est pas raisonnable"

Pour Anne Vignot, la question de l'aménagement de la 2x2 voies de la RN57 entre Beure et Micropolis ne se pose pas. Selon elle, "la problématique de la RN57 se sont les embouteillages. On sait que le projet de la RN57 s'élève à 180 millions d'euros pour 2 heures d'embouteillages le matin et 2 heures le soir… ce qui n'est pas quelque chose de raisonnable si on regarde de façon très concrète." L'idée de la liste Besançon par nature est de "travailler avec les employeurs des entreprises pour désynchroniser l'arrivée sur les zones d'activité". En d'autres termes, les employeurs pourraient modifier les heures d'arrivée et de départ de leurs salariés sur leur lieu de travail pour désengorger des zones telles que la RN57.

Et le BTP dans tout ça ?

La candidate explique que "Nous avons été interrogés par le BTP pour savoir si une liste comme la nôtre qui souhaite une transition écologique, qui a la volonté d'aller sur une autre façon de se déplacer, s'opposerait à des investissements lourds en matière de BTP. Je leur ai répondu très simplement que quand on transforme une ville, quand on transforme les façons de se déplacer, quand on transforme les besoins, on a forcément de l'investissement BTP."

Les autres propositions du programme de Besançon par nature évoquées ce jeudi :

Quitter la version mobile