Témoignage : agression à la bombe lacrymogène dans un bus

Selon le passager d’un bus de la ligne 1, deux jeunes filles auraient été agressées ce vendredi soir à Besançon par un jeune homme muni d’une bombe lacrymogène. D’après le témoin de la scène, les caméras de surveillance du bus ne fonctionnaient pas.

Les déclarations du témoin de la scène:

« Je me permets de vous écrire, car j'ai emprunté un bus numéro 413 de la ligne 1 qui passait à 19h19 environ à l'arrêt la butte. Je m'assois et là mes yeux me piquent et des jeunes sont assez bruyants à l'arrière. Je pars à l'avant du bus, et là je remarque deux filles qui pleurent et les autres personnes autour de moi qui commencent à s'inquiéter.

En effet, les deux filles ont été agressées par un jeune homme avec une bombe lacrymogène un peu avant mon arrêt ! Le conducteur a contacté le régulateur afin de l'avertir de la situation et je pense demander l'intervention des forces de l'ordre. Pendant tout le trajet, le conducteur informait le régulateur de la situation, tandis que les clients descendaient du bus commençant à prendre peur...
Arrivé à Planoise, le conducteur s'est fait menacé à son tour (après que le jeune homme, provoque les autres jeunes filles). Le jeune est descendu vers l'arrêt Savoie en menaçant encore une fois le conducteur.
En tant que fils de conducteur de bus dans une filiale de Keolis Méditerrannée, je sais, que le bus aurait dû être immobilisé et que les jeunes filles auraient dû être prises en charge par les secours, et l'intervention des forces de police afin de sécuriser le bus. Mais ses précautions n'ont pas été effectuées !
Après discussion avec un contrôleur ou un régulateur, celui-ci m'a informé que les caméras du bus ne fonctionnaient pas !
Je pense déposer une plainte contre le réseau Ginko pour avoir pris le risque de nous mettre en danger ».
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