Un retraité jugé pour avoir tué un pompier

Le procès du nonagénaire, poursuivi pour avoir tué d’un coup de fusil un pompier qui venait le secourir, en 2009 dans l’Ain, s’est ouvert mardi devant la cour d’assises d’appel du Jura. Il durera quatre jours.

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Acquitté en première instance, le retraité Joseph Barthe se retrouve donc à nouveau devant la justice. Il comparaît libre après avoir été acquitté en juin dernier par la cour d'assises de l'Ain. Atteint de surdité, il avait été reconnu coupable d'homicide volontaire, en état de légitime défense.

La cour d'assises a estimé que cet "homme respectable qui n'a jamais souhaité la mort du pompier" était, au moment des faits, "convaincu d'être victime d'un cambriolage et que des malfaiteurs étaient entrés dans son domicile".

Il a fait part de ses "regrets"

Les faits remontent au 18 mars 2009 à Belley (Ain). L'alarme de la maison de Joseph Barthe s'était déclenchée vers 3h du matin. Craignant un malaise ou un suicide, ses voisins avaient alerté les secours. Le pompier Eric Virot, 32 ans, entré dans la maison, sera alors touché par le tir du vieil homme à la poitrine alors qu'il avait saisi une hache pour enfoncer la porte verrouillée de sa chambre. Native de Montbéliard, la victime a succombé à ses blessures au bout de 45 minutes.

"J'ai vu une grande silhouette qui se précipitait dans ma chambre, en tenant une hache dans la main", a-t-il déclaré mardi à la barre du tribunal de Lons-le-Saunier. "J'étais dans mon lit, j'avais retiré ma prothèse auditive, je n'ai rien entendu. Ce qui a attiré mon attention c'est la lumière sous la porte de ma chambre", a affirmé Joseph Barthe, s'excusant et faisant part des ses "regrets".

Interrogé par l'avocate générale Virginie Deneux, il a concédé avoir entendu "tambouriner sur la porte" et crier "ouvrez, ouvrez". Le verdict est attendu vendredi.

(Source : AFP)

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