Condamné à cinq ans de prison pour un viol sur fond de relations sadomasochistes

Un Montbéliardais a été condamné à cinq ans d’emprisonnement par la cour d’assises du Doubs pour le viol de sa compagne, qu’il a longtemps mis sur le compte de leur relation sadomasochiste avant de le reconnaître.

Depuis son arrestation en mars 2011, l'accusé maintenait que la relation sexuelle qu'il avait eue avec sa compagne, était dans la droite ligne de leurs jeux sexuels brutaux habituels. Mais après deux jours de procès devant les jurés de la cour d'assises du Doubs, il a finalement reconnu l'avoir violée dans leur appartement du pays de Montbéliard. Ce soir là, il a exigé une relation, tirant la victime par les cheveux et la brutalisant aux mollets et aux poignets.

"Ni tendresse, ni caresse, seulement des coups"

"Elle ne voulait pas réveiller les enfants", alors elle a subi, dit Me Catherine Bresson, avocate de la victime.

Pour le ministère public, représenté par Karine Renaud il n'y a eu "ce soir là ni tendresse, ni caresses, seulement des coups qui font mal et qui marquent". L'avocate générale a requis huit ans de prison avec un suivi socio-judiciaire de cinq ans à sa sortie, ainsi que trois années d'incarcération supplémentaires en cas de non respect.

"On ne peut pas faire l'économie de leur sexualité. Ce n'est pas salir la victime que de dire qu'ils avaient une relation de type sadomasochiste", plaide pour la défense Me Randall Schwerdorffer. "Il a commencé un acte sexuel, habituel entre eux, avec des gifles sur les jambes mais pas sur le visage ou le corps. Et quand il prend conscience que ça ne lui plait pas comme d'habitude, il continue...", analyse l'avocat qui souligne que son client "n'est pas un prédateur sexuel".

Les jurés du Doubs ont finalement condamné l'accusé, mardi 17 septembre 2013, à cinq ans de prison et cinq ans de suivi socio-judiciaire.    

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