Coronavirus : la CGT Métallurgie demande l’arrêt immédiat des usines “non vitales”

Dans un communiqué de lundi 23 mars 2020, la CGT Métallurgie appelle le gouvernement à mettre à l’arrêt les usines « non vitales ».

Image d'archives ©Alexane Alfaro ©

Communiqué

"(...)

La situation est grave. L’épidémie progresse à travers tout le pays. Notre région est une des plus touchées. Pour casser la propagation du virus le gouvernement a pris la juste décision d’un plan général de confinement. Mais dans le même temps encourage des milliers de salariés qui ne peuvent pas télétravailler à se rendre sur leurs lieux de travail. Pour notre organisation il y a là une nouvelle incohérence et surtout un grave danger !

Dans la métallurgie nous constatons que des milliers de salariés sont obligés de se rendre dans leurs entreprises. Or, d’une part, dans bien des cas la santé de ces salariés n’est pas assurée, notamment par l’absence de moyens de protections, qui font également cruellement défaut à nos soignants. De l’autre nous constatons que ces usines encore ouvertes ne produisent pas, pour la plupart, des biens actuellement vitaux au pays.

Pour la métallurgie CGT c’est une situation intolérable et irresponsable.

Dans les entreprises la seule priorité doit être la santé des salariés !

Nous demandons l’arrêt immédiat de toutes les entreprises dont les productions ne sont pas vitales dans la période à la population.

Quant au gouvernement, plutôt que de préconiser aux entreprises de verser une prime de 1000€ dans la cadre de la prime dite « Macron », aux salariés volontaires pour travailler au péril de leur vie, mais aussi de celle leur famille et de la population, il ferait mieux de donner des masques, du gel et des respirateurs à nos soignants.

Les semaines, les mois qui viennent vont être difficiles… D’ores et déjà les conséquences sanitaires, sociales et économiques seront sans précédents depuis la 2ème guerre mondiale. Dès maintenant notre organisation demande pour les salariés, chômeurs, étudiants et retraités le report des loyers, crédits, factures d’eau, de gaz et d’électricité.

Notre pays entre dans l’inconnu. Quand nous serons au lendemain de cette guerre nous ne pourrons pas nous dispenser d’une réflexion globale sur notre mode de vie et de société économique. Le virus tue ! L’austérité aussi !"

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