Débrayage chez Renault à Besançon : les salariés ont repris le travail, mais ne comptent pas en rester là…

Mardi 2 juin 2015, une quarantaine de salariés de la société privée Renault a débrayé jusqu’à ce mercredi midi pour réclamer une hausse des salaires de 70 euros bruts par employés. 

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Selon des salariés en grève, depuis que Autos Bernard Franche-Comté est aux commandes de la concession Renault à Besançon, les salariés auraient vu "diminuer" voire même "disparaître" leurs avantages. 

"Ici, il n'y a pas de 13ème mois, pas de prime vacances, il y a les salaires, point final" nous confie un salarié. Tandis qu'avant l'arrivée du groupe Bernard, "on avait le 13ème mois, la médaille du travail, des primes, etc. Là on n’a plus rien et on travaille plus qu'avant". 

Pour Pierre Rodiguez, directeur du pôle, "la situation économique est compliquée, il est encore difficile de trouver l'équilibre financier" nous indique-t-il par téléphone. "La société ne pas donner ce qu'elle n'a pas" ajoute-t-il. Cependant, "Il a été proposé aux salariés 1,25% de hausse de salaire sous forme d'augmentation individuelle qu'ils ont refusée". Un refus justifié par le fait que les salariés "ne sauront jamais qui aura été augmenté". 

Des délégués syndicaux de la CGT Sonodia Vesoul sont venus soutenir la démarche des salariés bisontins. "C'est la même situation à Vesoul et à Gray et certainement ailleurs !" nous précise un délégué.

Une pétition circule actuellement : à Besançon, 38 salariés sur 86 l'ont signée "sauf les commerciaux et les cadres". À Vesoul, 32 personnes l'ont signée sur 52 membres du personnel "là aussi les cadres n'ont pas signé".

Depuis ce mercredi midi, les salariés en grève ont repris le travail. Toutefois, ils ne souhaitent pas en rester là et continuer leur mobilisation. Le temps est à la réflexion.

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