Entrée de capitaux chinois dans PSA : ce serait “une catastrophe” pour Sophie Montel (FN)

La conseillère régionale de Franche-Comté FN Sophie Montel a réagi, par un communiqué, à l’annonce d’une éventuelle entrée du groupe chinois Dongfeng dans le capital de PSA Peugeot Citroën. Elle estime qu’une alliance PSA/Dongfeng serait « une catastrophe pour l’industrie automobile française et ses salariés« .

L’élue montbéliardaise, présidente du groupe FN au Conseil régional de Franche-Comté, par ailleurs membre du Bureau politique du FN, étaye ainsi sa position : 

"D’abord, parce que l’argument qui consiste à dire que l’arrivée de nouveaux capitaux serait bénéfique pour le groupe PSA est un leurre. Une aubaine pour les actionnaires, certes mais une alliance avec le constructeur chinois ne ralentirait en rien la politique de dégraissage de ses effectifs, menée par la direction du constructeur au lion depuis le début des années 2000 en France. Pour preuve, en 2012 alors que GM entrait au capital de PSA, M. Varin annonçait la suppression de 11 000 postes dans l’hexagone d’ici mai 2014 !"

"Ensuite, parce qu’une éventuelle alliance avec les Chinois, aboutirait sans conteste à davantage de délocalisations, non seulement pour la production mais également pour le secteur recherche et développement (les technologies de demain). Pour rappel, pendant que des postes R&D sont supprimés à Sochaux, PSA en crée au Brésil… On apprenait aussi début septembre que PSA étudie sérieusement la possibilité de délocaliser au Maroc une partie de son secteur R&D, actuellement basé en France, afin de faire des économies !"

Pour Sophie Montel, "l’Etat doit sérieusement envisager d’entrer majoritairement au capital (même temporairement) du groupe français afin de stopper l’hémorragie des délocalisations et des suppressions de postes", ajoutant : "le Front National rappelle également que des solutions concrètes existent pour soutenir et relancer la filière automobile française avec notamment la mise en place de droits de douane ajustables qui permettraient d’annuler les effets négatifs d’une concurrence libre et non faussée encouragée, elle, par l’Union européenne et le système UMPS". 

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