GE Belfort : le blocage des ateliers de turbines à gaz s’étend

La mobilisation des salariés de General Electric (GE) à Belfort et Bourogne (Territoire de Belfort) s’est étendue mercredi 9 octobre 2019 à l’ensemble des ateliers de production des turbines à gaz pour protester contre le plan de restructuration de la direction, a-t-on appris de sources syndicales.

© Page Facebook-Intersyndicale General Electric Belfort

"Depuis mardi soir, des salariés ont entrepris de bloquer les sites de production GEEPF (General Electric Energy Products France) de Belfort et de Bourogne. Nous regrettons cette situation qui perturbe aujourd'hui l'activité du site de façon majeure", a confirmé la direction.

La direction de GE "souhaite le retour d'un environnement social plus apaisé et encourage à nouveau les instances représentatives du personnel à participer au processus formel de consultation et de négociation", a-t-elle ajouté.

"On empêche l'accès aux ateliers"

Le blocage de la production a débuté mardi à 8H00. Près de 300 salariés, selon les syndicats, avaient alors bloqué le processus de production d'une turbine à gaz 9HA, la plus puissante du monde, pour protester contre le plan de la direction.

Ce mouvement s'est étendu mardi soir et mercredi aux autres ateliers de fabrication des turbines à gaz à Belfort et Bourogne. "On empêche l'accès aux ateliers", a déclaré à l'AFP le délégué CGT Cyril Caritey. L'accès au bâtiment 66, qui accueille des ingénieurs, est également bloqué, ont précisé plusieurs syndicats.

Le groupe américain, qui emploie quelque 4.300 salariés à Belfort, a annoncé en mai un plan de restructuration qui prévoyait initialement la suppression de près de 1.050 postes en France, dont 792 dans le site belfortain. La direction de GE à Belfort s'est dite toutefois "disposée" à réduire de 150 au maximum le nombre de postes supprimés dans ce site, "sous réserve" de discussions formelles avec les instances représentatives du personnel.

(AFP)

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