Immeuble rue de Chaillot : “on ne va pas démolir du jour au lendemain”

La démolition de l’immeuble situé au 12, rue du Chaillot continue de faire débat pour certains locataires et le CNL de Besançon qui ont sollicité une table ronde avec les responsables et élus locaux. Le président de Grand Besançon Habitat, Pascal Curie, l’assure : « un travail d’accompagnement sera engagé avec chaque locataire » pour trouver la meilleure solution de relogement, « en prenant le temps qu’il faudra ».

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La situation semble dans une impasse et pour le président de GBH, toutes les solutions ont été envisagées. L'immeuble qui devait être réhabilité sera bien démoli. "Par deux fois, les locataires et le CNL ont refusé la réhabilitation". Tout en précisant que les autres associations de locataires (CLCV et CSF) ont soutenu de leurs côtés les projets de réhabilitations.

Plusieurs travaux avaient pourtant déjà été engagés depuis 2010 sur les ascenseurs, les toitures terrasses et la chaufferie. "Nous pensions vraiment que les locataires allaient accepter les nouveaux travaux de réhabilitation dont l'immeuble a besoin."

"On ne peut pas aller plus loin"

Un premier projet en 2013 avait été rejeté. "Nous avions alors essayé de diminuer les travaux pour limiter encore les impacts financiers sur les locataires, mais on ne peut pas aller plus loin." Ce second projet à nouveau désapprouvé par les habitants des lieux en juin 2015 a donc amené GBH à envisager et décider cette démolition.

Accusé de vouloir "purifier le quartier" ou "repousser les plus pauvres en périphérie", le président de GBH tient à réagir. "Cette affirmation est totalement fausse ! Il suffit de regarder ce quartier, 120 logements sociaux y sont implantés et 68 autres devraient prochainement voir le jour soit environ 180 logements dans les trois ans à venir." Et de préciser que d'autres projets de GBH sont en prévision dans le centre de Besançon et pas uniquement à la périphérie.

Et après la démolition ?

Aujourd'hui, trois pistes seraient à l'étude autour de la démolition de cet immeuble :

Bien sûr, en attendant, le GBH menera un travail d'accompagnement de chaque locataire. "Quatre ou cinq personnes ont déjà sollicité notre aide pour un relogement." Par ailleurs, GBH s'engage à prendre en charge les frais de déménagement et le raccordement EDF et GDF, "ce à quoi ne nous oblige pas la loi", précise Pascal Curie.

Et cela prendra le temps qu'il faut. "Nous n'allons pas démolir du jour au lendemain, notre accompagnement pourrait s'étaler sur un an voire deux ans". D'ores-et-déjà, Pascal Curie va organiser une table ronde comme l'ont sollicité le CNL et les locataires.

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