"Un montant forfaitaire à titre d'aide d'urgence de 10.000 francs (environ 10.740 euros, ndlr) sera mis à disposition pour chaque victime hospitalisée ou décédée", ont annoncé dans un communiqué les autorités de ce canton du sud-ouest du pays alpin. Les 156 personnes concernées, issues de 19 pays dont la Suisse, la France et l'Italie, seront contactées par l'Etat du Valais.
"Sollicité par plusieurs personnes ou organisations souhaitant adresser des dons", le gouvernement du Valais a aussi ouvert un compte destiné à recueillir les "versements spontanés", qui sera géré par une fondation indépendante. Les modalités de redistribution de ces dons seront définies ultérieurement. De son côté le conseil fédéral (gouvernement) suisse s'est déclaré mercredi "prêt à demander si nécessaire au parlement l'engagement de moyens financiers pour soutenir les victimes et leurs proches", si les dispositifs prévus par la loi sur l'aide aux victimes (LAVI) ne permettent pas de répondre immédiatement à leurs besoins.
"Personne ne doit passer à travers les mailles du filet des aides disponibles"
"Bien que la question de l'aide directe soit couverte par la LAVI, il reste à déterminer si le système actuel d'assurances et d'aide aux victimes est en mesure de faire face à une catastrophe de cette ampleur", indique le conseil fédéral dans un communiqué, évoquant une "clarification des aspects financiers très complexe, tant du point de vue temporel que juridique".
"Les victimes et leurs proches pourront compter sur le soutien de la confédération : personne ne doit passer à travers les mailles du filet des aides disponibles", a-t-il insisté. Par ailleurs le canton du Valais a annoncé l'interdiction de l'usage d'engins pyrotechniques dans les établissements destinés à recevoir du public, et d'autres cantons, comme celui de Vaud ou de Genève, ont pris des mesures semblables.
Le drame, qui a provoqué une onde de choc en Suisse et dans les pays voisins, a été provoqué par des étincelles de bougies "fontaine" entrées en contact avec une mousse acoustique posée au plafond du sous-sol de l'établissement, selon les premiers éléments de l'enquête.
Une enquête a été ouverte pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence, à l'encontre du couple de Français propriétaires du bar, Jacques et Jessica Moretti. Lundi, un tribunal a ordonné le placement en détention provisoire pour trois mois de M. Moretti. Son épouse reste libre mais fait l'objet de mesures de contrainte.
(Source AFP)
