Le maire de Fourg, village de 350 habitants à une trentaine de kilomètres de Besançon, a reçu jeudi "plus de 500 SMS de menaces de mort et d'instultes", a déclaré à l'AFP le procureur de la République Cédric Logelin.
L'administré mis en cause, qui a reconnu les faits en garde à vue, les explique difficilement, évoquant notamment le mauvais déneigement des routes ces derniers jours. L'édile a déposé plainte jeudi après-midi auprès de la gendarmerie et l'auteur a été interpellé peu après alors qu'il était au volant d'un véhicule et alcoolisé.
Jugé sur procédure de plaider-coupable vendredi, il a écopé de six mois de prison avec sursis et trois ans d'interdiction d'entrer en contact avec la victime pour "menaces de mort à l'encontre d'un élu", "outrage envers une personne dépositaire de l'autorité publique" et "conduite sous emprise de l'alcool".
Son permis de conduire a aussi été suspendu. Il n'avait jamais été condamné auparavant.
"Ce sont des faits significatifs, avec de nombreux messages de menaces de mort", a relevé le procureur, soulignant qu'il est "important que les élus se sentent accompagnés par la gendarmerie, la police, la justice" et de montrer que ces institutions sont "réactives".
Selon une enquête AMF/Cevipof-Sciences Po publiée en novembre sur l'état d'esprit des maires, ces derniers déclarent à 65% avoir déjà été victimes d'incivilités, soit 12 points de plus qu'en 2020. Ils sont 36% à avoir subi des injures et insultes (+7 points) ou encore à avoir été attaqués ou menacés (28%) sur les réseaux sociaux (+8 points), tandis que des agressions physiques sont signalées par 8% des maires (+3 points).
(AFP)
