Insalubrité persistante dans un immeuble rue Mégevand à Besançon : les riverains alertent la mairie et le bailleur social

Un habitant d’un immeuble situé rue Mégevand, à Besançon, a alerté les autorités et son bailleur social au sujet d’une situation d’insalubrité qu’il qualifie de durable et préoccupante depuis l’été 2025. 

© Martin

Selon Martin, le problème est quotidien et se produit dans la cour intérieure de son immeuble. Il décrit une situation qui se répète nuit après nuit : ”chaque nuit, le conteneur à déchets ménagers installé dans la cour est vidé, les sacs poubelles sont éventrés et leurs contenus sont dispersés aux pieds de l'escalier desservant les étages et des fenêtres d'une crèche située à proximité.” Cette proximité avec un établissement accueillant de jeunes enfants renforce, selon lui, la gravité de la situation.

Des défaillances structurelles en cause

Pour expliquer la persistance de ces nuisances, Martin pointe deux problèmes précis. Il évoque d’abord une ”porte cochère sur rue défectueuse, bloquée en position ouverte depuis plusieurs années”, ainsi que l’”absence de local poubelles sécurisé.”

D’après lui, ces défauts favorisent les intrusions et expliquent en grande partie la dispersion régulière des déchets. Il résume les conséquences pour les habitants en parlant de ”saleté permanente, odeurs, risques sanitaires et dégradation du cadre de vie.”

Un bailleur informé depuis le début

Le riverain affirme que le bailleur social est informé depuis octobre 2025 à l’oral et depuis début novembre 2025 par écrit. Dans son premier courriel, il précise que le bailleur ”étudie” des solutions, ”sans qu’aucune mesure concrète (réparation, sécurisation, réorganisation de la gestion des déchets) n’ait été mise en œuvre à ce jour.”

Il souligne également que les services municipaux ont été saisis en novembre 2025 ”mais sans effets malgré la présence d'une crèche municipale.”

Martin nous précise que le bailleur social a finalement répondu, d’une part, à la mairie fin décembre dernier en indiquant que ”la réparation de la porte cochère était à l’étude” et d’autre part, dans un courrier envoyé le 14 janvier 2026 à la voisine de Martin en précisant que ”le dossier est bien en cours, mais il s’avère très complexe.”

Le riverain ajoute que la situation est connue en interne, puisque l’entretien des parties communes est effectué régulièrement par un salarié du bailleur. Il rapporte : ”J'ai eu l'occasion d'échanger avec cet employé à maintes reprises autour du problème visé. Il m'a toujours assuré qu'à chaque fois qu'il avait constaté les méfaits visés, il en avait informé sa hiérarchie, laquelle est toujours restée inactive.”

Il précise également la charge supplémentaire que cela représente pour cet agent : ”c'est à lui qu'incombe le ramassage des détritus dans la cour et que cette tâche ingrate lui donne un surcroît de travail très important lors de ses passages.”

Une situation jugée urgente

Pour le riverain, l’enjeu dépasse le simple désagrément : ”il s'agit selon moi d'une situation urgente qui aurait dû appeler une réponse immédiate de la part du bailleur social et qui ne semble pas encore prendre la mesure de la gravité des faits incriminés (insalubrité, risques sanitaires, présence de nuisibles, etc ).”

À ce stade, aucune date de travaux ou de mesures concrètes n’a été communiquée aux habitants concernés.

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