Journée de solidarité : que doit rapporter le lundi de Pentecôte ?

Férié, pas férié ? Ça dépend des entreprises ! Si certains salariés passe un second « dimanche » à se reposer, d’autres sont au travail ce lundi 21 mai 2018, jour de Pentecôte, mais aussi journée de solidarité… Combien cette journée doit-elle rapporter ? Et à qui ? Réponses.

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Depuis 2004, le lundi de Pentecôte est appelé "journée de solidarité" pour financer une meilleure prise en charge des personnes dépendantes dans les maisons de retraite et les structures spécialisées. Pourquoi ? En 2003, une canicule meurtrière avait fait 15 000 morts notamment chez les personnes âgées. 

Les actifs et les retraités mettent la main à la poche

En 2018, cette journée de solidarité devrait rapporter 2,42 milliards d'euros selon la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie. Comment et à qui ? L'employeur verse à l'État ce qu'il devrait verser au salarié, soit la contribution solidarité autonomie (CSA) s'élevant à 0,3% de la masse salariale de l'entreprise.

Certains retraités doivent aussi mettre la main à la poche depuis le 1er avril 2013 : il s'agit de la "contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (CASA).

Un jour redevenu férié en 2008

Depuis 2008, le lundi de Pentecôte est redevenu férié. La journée est depuis laissée à l'appréciation des employeurs publics et privés. Certains suppriment un jour de congé ou de RTT, d'autres offrent cette journée à leurs salariés, mais tous s'acquittent d'une contribution (0,3% de la masse salariale) à la CNSA, chargée de sa mise en oeuvre. 

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