Paradis fiscaux: Moscovici souhaite que la Tunisie sorte de la liste noire de l’Union Européenne

Le commissaire européen Pierre Moscovici a souhaité jeudi que la Tunisie quitte rapidement la liste noire des paradis fiscaux publiée mardi par Bruxelles et assuré que ce classement ne remettait pas en cause le soutien de l’UE au pays.

"Je souhaite que la Tunisie puisse sortir très vite de cette liste", a affirmé le commissaire aux Affaires économiques lors d'une conférence de presse à Paris. M. Moscovici réagissait à la polémique suscitée en Tunisie par la présence du pays dans la liste noire européenne, aux côtés de 16 autres nations comme le Panama, Bahreïn, les Emirats arabes unis ou Trinidad et Tobago.

"Nous allons examiner (ses) engagements très rapidement et, s'ils sont crédibles et respectés, la Tunisie sortira de la liste noire très vite, peut-être au prochain Ecofin", le conseil pour les Affaires économiques et financières de l'UE dont la prochaine réunion est prévue en janvier, a-t-il précisé. Pour le commissaire européen, la présence de la Tunisie sur la liste noire "ne doit remettre en rien en cause la solidarité avec un pays ami et le soutien que l'UE apporte à un processus de transition délicat et à des problèmes de développement".

La Tunisie, interrogée sur ses procédures fiscales plusieurs mois auparavant, avait adressé en dernière minute une lettre d'intention dans la nuit précédant la réunion du conseil européen, a indiqué une source européenne à l'AFP. Le ministère tunisien des Affaires étrangères a exprimé "sa surprise et son mécontentement" et réclamé dans un communiqué une "révision de cette classification dans les plus brefs délais". Cette classification a été faite alors que la Tunisie, qui ne parvient pas à boucler son budget pour 2018, a prévu dans le cadre de la loi de Finances en cours de discussion au Parlement, d'avoir recours à des emprunts.

(AFP)

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