Si l’académie de Besançon a déjà expliqué que cette réduction était principalement due à une baisse de la démographie, elle ne peut pas "justifier une telle hémorragie de moyens" pour le syndicat UNSA-Education Bourgogne-Franche-Comté qui rappelle que la Bourgogne compte 95 professeurs des écoles en moins et 62 en Franche-Comté.
"Les besoins éducatifs ne se résument pas à des effectifs : ils incluent aussi la prise en charge des difficultés sociales, des fragilités culturelles, de la ruralité et l’accompagnement des élèves en difficultés", souligne l’UNSA avant d’ajouter : "Supprimer des postes, c’est affaiblir l’école, fragiliser un peu plus un pilier essentiel de notre pacte républicain".
Concernant le budget alloué à l’Éducation nationale, le syndicat souhaite qu’il ne soit plus envisagé comme "une simple dépense à perte" mais comme "un investissement" : "la réduction du nombre d’enseignants n’est pas une opération rentable sur le long terme, puisque pour 1 euro économisé, 9 euros sont perdus pour la société".
Enfin, revenant sur le constat d’une baisse démographique, l’UNSA-Education souhaiterait que cette période soit l’occasion "d’améliorer les conditions d’enseignement (et donc d’apprentissage)".
