PS : Michel Neugnot blanchit des soupçons de propos racistes

La commission nationale des conflits du Parti socialiste a blanchi jeudi 19 octobre Michel Neugnot, vice-président de la région Bourgogne-Franche-Comté, suspendu en septembre de ses fonctions de premier secrétaire fédéral de Côte-d'Or après des soupçons de propos racistes, qu'il avait démentis.

Image d'archives. © Damien Poirier

Michel Neugnot était accusé d'avoir dit, en août dernier lors d'une présentation d'un chantier ferroviaire, à Imphy (Nièvre) "C'est bon pour toi baobab ?", à l'égard de Mahamadou Sangaré, élu de la majorité municipale du maire macroniste de Nevers, Denis Thuriot. La commission nationale des conflits, qui avait été saisie par le bureau national du PS, "décide, qu'en l'absence d'éléments suffisants pour caractériser les faits reprochés et la preuve des propos incriminés, la saisine est rejetée", et "dit n'y avoir lieu à sanction à l'encontre de Michel Neugnot", selon la décision obtenue par l'AFP.

Une preuve qui n'est "pas formellement rapportée de la matérialité des propos incriminés"

"En l'état des dénégations de Michel Neugnot et des témoignages de la totalité des personnes présentes, sauf une, ne confirmant pas la tenue des propos reprochés", et constatant que les faits rapportés par un article de presse, indiquant que les paroles de Michel Neugnot auraient suscité la réprobation générale "n'est confirmée par personne", la preuve n'est "pas formellement rapportée de la matérialité des propos incriminés", précise la commission.

"Le doute doit profiter au mis en cause"

Elle ajoute que "le doute doit profiter au mis en cause". Contacté, M. Neugnot, n'avait pas réagi jeudi en fin de journée. Cette décision de la commission des conflits, présidée par Robert Gelli, un proche de François Hollande, est une "entente des minorités du parti" qui, "faisant le choix d'un clan, ont renoncé à l'impartialité de cette instance", a déploré auprès de l'AFP un proche de la direction, M. Neugnot se situant dans le camp des opposants internes au premier secrétaire du PS Olivier Faure.

La direction "n'a jamais eu la main qui a tremblé"

"L'appartenance à une sensibilité ne peut être le critère d'évaluation quand la gravité des faits trahit nos valeurs et entache l'image du parti", ajoute-t-il. Il note que la direction "n'a jamais eu la main qui a tremblé", pour condamner des violences faites aux femmes ou des propos racistes, même provenant "de membres de la majorité". En mars dernier, Olivier Faure avait démis de ses fonctions la première secrétaire fédérale du PS dans le Rhône, après un message téléphonique contenant un propos à caractère raciste, qui avait fuité dans la presse. Elle a récemment été exclue du parti.

(AFP)

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