Quatorze ans après, le petit retour du Grand canal

Le débat sur les orientations budgétaires 2012 de la Région a été marqué par un sujet sensible. Un projet de Grand canal entre Saône et Moselle a fait couler beaucoup de salive.

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Une dizaine de lignes dans un rapport de 370 pages… C’est la goutte d’eau qui a mis le feu aux poudres ce vendredi au conseil régional à Besançon. Une goutte d’eau qui a pour nom Grand canal abandonné en 1997. Et oui, il a refait surface « rajeunissant » Alain Fousseret de trente ans.

« C’est le retour de la clique des Grand canal. Ca m’énerve, je me remets à bouillir. On n’a jamais vu une péniche faire du flux tendu », s’est exclamé le vice-président écologiste à l’attention de la députée UMP Françoise Branget qui venait de rappeler que « le transport fluvial est le plus écologique » et qu’il pouvait éviter à la Franche-Comté de rester « le couloir à camions de toute l’Europe ».

« Il reste des résidus à la CCI », a insisté l’élu régional du nord Franche-Comté en faisant allusion à l’assemblée générale de l’association Saône-Rhin qui se tenait le même jour dans la capitale régionale.

Tous les représentants de l’opposition UMP ont alors quitté la salle. Même la présidente Dufay a reconnu que les propos de son vice-président Alain Fousseret étaient « excessifs ». « Je désapprouve », a-t-elle rajouté, estimant que « la Franche-Comté doit s’inscrire dans le débat public » sur le transport fluvial.

Denis Sommer s’est porté à son secours : « Ce serait une grave erreur politique de laisser le débat aux autres ». « Les infrastructures fluviales doivent être prises en compte », a complété Marie-Guite Dufay en précisant bien qu’il n’est pas question d’une étude concernant la vallée du Doubs. Pour rassurer ses alliés écologistes elle a reconnu qu’il y avait d’autres priorités avant le fluvial, notamment le frêt ferroviaire.

En fait, le Grand canal a refait surface à la faveur d’une demande de VNF (voies navigables de France) à la Région de participer au financement d’une étude préliminaire d’un montant de 12 millions d’euros concernant la liaison fluviale Saône-Moselle visant à connecter le bassin méditerranéen, via le Rhône, la Saône et la Moselle avec la mer du Nord. La Région participerait à ces études à hauteur à hauteur de 100 000 euros.

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