Décrite par Julie Blanchard comme une pratique située ”à la croisée du yoga et des portés acrobatiques”, l’acroyoga repose avant tout sur ”l’écoute, l’ajustement et la relation à l’autre”. Contrairement aux sports individuels ou compétitifs, ”le corps ne travaille plus seul mais il s’inscrit dans un collectif, où chacun avance grâce aux autres”.
Ni sport de performance ni simple loisir, la discipline attire un public en recherche de nouvelles formes d’activité physique, plus relationnelles et coopératives.
Une pratique corporelle fondée sur la coopération
L’acroyoga se distingue par son fonctionnement collectif. Chaque pratiquant alterne différents rôles et doit composer avec les autres pour exécuter les postures. Cette dimension coopérative est au cœur de la pratique : ”le corps ne travaille plus seul mais il s’inscrit dans un collectif, où chacun avance grâce aux autres”, souligne Julie Blanchard.
Cette approche favorise l’attention portée au partenaire, l’ajustement et la communication non verbale. Les séances mêlent postures inspirées du yoga et portés acrobatiques, réalisés dans un cadre sécurisé et progressif.
”La surprise joyeuse” au centre de l’expérience
La pratique est également marquée par une forte dimension ludique. ”Essayer, rater, recommencer, rire parfois” fait partie intégrante de l’expérience. Selon Julie Blanchard, ”ce qui marque le plus les gens, ce n’est pas les postures, mais la surprise joyeuse qu’ils ont quand ils réussissent des choses qu’ils pensaient impossibles pour eux”.
Cette approche favorise ”la confiance et l’engagement, sans évacuer la rigueur de la pratique sportive”. Au fil des séances, les participant·e·s développent coordination, conscience corporelle et confiance mutuelle.
Julie Blanchard, un parcours entre communication et acroyoga
Julie Blanchard, 26 ans, pratique l’acroyoga depuis près de 10 ans. Originaire du Jura, elle vit à Besançon depuis 2017, où elle est venue pour faire ses études de communication. Elle explique avoir pris conscience, au cours de ses études, du lien entre le corps et l’esprit : ”je me suis rendue compte plus tard que j’avais mis de côté mon corps à trop privilégier mon esprit”. L’acroyoga lui a permis de faire ”le pont entre mon corps et mon esprit, tout en me permettant de retrouver avec douceur et légèreté des sensations acrobatiques que je connaissais”.
Aujourd’hui, elle combine enseignement et recherche universitaire : ”j’enseigne l’acroyoga et je mène des recherches sur l’acroyoga dans le cadre d’un doctorat en Sciences de l’Information et la Communication”. Son objectif est de ”comprendre ce que l’acroyoga 'communique' à ses pratiquants”.
Une discipline en développement à Besançon et dans le Jura
Julie Blanchard a commencé à enseigner il y a environ 4 ans, d’abord à travers des ateliers et stages ponctuels. Depuis deux ans, elle propose des cours réguliers à Lons-le-Saunier et à Besançon, où elle intervient en alternance avec un autre enseignant.
La discipline rassemble aujourd’hui une vingtaine de pratiquants réguliers dans le Jura et une trentaine à Besançon. Une dynamique qui s’inscrit, selon Julie Blanchard ”dans une évolution plus large vers des pratiques sportives coopératives qui contrastent avec les sports de compétition traditionnels”.
Un atelier découverte le 25 janvier
Dans ce contexte, un atelier découverte est organisé le 25 janvier à Besançon, à la salle de gym La Saint-Claude. Pendant deux heures, les participant(e)s pourront être initié(e)s à l’acroyoga ”de manière progressive et guidée”, précise l'enseignante.
L’événement vise à faire découvrir cette pratique corporelle encore discrète mais en plein essor, à un public curieux de ”bouger autrement”.
