À Besançon, un rassemblement pour dénoncer l’intervention militaire américaine au Venezuela

Un rassemblement, à l'initiative du Parti communiste français et d’autres partis de gauche tels que La France insoumise, visant à dénoncer l’attaque menée contre le Venezuela par l’armée américaine, aura lieu ce lundi 5 janvier 2026 à 18h place Pasteur à Besançon. 

© Alexane Alfaro

À l’initiative de la mobilisation, les jeunesses communistes et la section Bisontine du parti communiste condamnent l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela, revendiquée par l’administration américaine dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, ainsi que l’arrestation et l’exfiltration annoncées du président Nicolás Maduro. Pour le PCF, cette intervention "constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies". Le mouvement des jeunesses communistes évoque pour sa part une "intervention brutale" qui s’inscrit "dans la longue tradition d’ingérences et de politiques impérialistes des États-Unis en Amérique latine, et partout dans le monde". 

Le PCF "rappelle avec constance que le peuple vénézuélien est seul légitime à décider de son avenir, sans ingérence extérieure. Rien ne saurait justifier une agression militaire étrangère, encore moins une opération de changement de régime par la force". En ce sens, il insiste sur le fait que "la paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le multilatéralisme sont des principes non négociables" et appelle solennellement le gouvernement français et l’Union européenne "à rompre avec toute complaisance ou alignement sur la politique des États-Unis".

Rassemblements à Besançon et Montbéliard

Dans son communiqué, la CGT dénonce pour sa part "un acte d’une immense gravité" qui "attaque, bafoue et méprise le droit international". Pour le parti de gauche, la manoeuvre américaine "vise purement et simplement à installer un régime docile aux intérêts des multinationales américaines". "Les États-Unis foulent aux pieds le droit international, la souveraineté des nations et l’indépendance des peuples d’Amérique latine, pour imposer par la force leur domination et s’emparer des immenses ressources pétrolières et minières du Venezuela, qui détient les plus importantes réserves mondiales", souligne encore le communiqué.

La CGT demande également que la France et l’Union européenne condamnent "clairement et sans aucune ambiguïté cette violation des droits les plus élémentaires", en mettant en avant le fait que "le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est un droit qu’il faut défendre".

Des rassemblements seront ainsi organisés ce lundi 5 janvier 2025 à Besançon, place Pasteur à 18h et à Montbéliard, sur le parvis de la gare dès 17h. 

Communiqué de Génération.s, À Gauche Citoyens ! L’Après & Debout !

"Nous avons appris avec consternation que la capitale du Venezuela, Caracas, ainsi que plusieurs régions du pays, ont été bombardées par l’armée des États-Unis d’Amérique durant la nuit du 2 janvier. Le gouvernement de Washington revendique un raid terrestre et l’enlèvement du président du pays, Nicolás Maduro, ainsi que de sa famille.
Cette offensive, menée sans aucun mandat d’institutions internationales et dénoncée par le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, constitue un dangereux précédent et un blanc-seing donné à toutes les interventions militaires arbitraires dans le monde.
Nous, forces politiques locales de Besançon — Génération.s, À Gauche Citoyens ! L’Après & Debout ! — condamnons avec la plus grande fermeté cette intervention militaire unilatérale.
Après avoir affaibli les institutions multilatérales et quitté la Cour pénale internationale, le président des États-Unis prétend ainsi rendre la justice lui-même, renouant avec les pratiques les plus détestables de l’interventionnisme américain en Amérique du Sud au cours du XX? siècle.
Nous rappelons notre attachement au respect du droit international, à la souveraineté du Venezuela et à la protection des populations civiles, dont la sécurité ne doit jamais être remise en cause.
Quels que soient les griefs que l’on peut formuler à l’encontre de la présidence de Nicolás Maduro, il appartient au peuple vénézuélien de décider librement de son avenir et de gérer les ressources du pays, en dehors de toute tentative de prédation étrangère.
En solidarité avec le peuple vénézuélien, nos organisations attendent du gouvernement français et de la communauté internationale qu’ils condamnent cette intervention et défendent les principes qui fondent le droit international.
Nos organisations appellent à se joindre aux mobilisations et rassemblements de soutien au peuple vénézuélien, contre l’agression des États-Unis."
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