Dans son communiqué, la CFE CGC prévient qu’une mobilisation "massive" des agents de maîtrise (régulateurs, chefs d’équipe et agents d’intervention) est en cours, avec 7 agents de maîtrise sur 12 en grève, dont 5 régulateurs sur 6 prévus. Pour le syndicat, la grève est "légitime" et "s’inscrit dans un conflit ouvert depuis décembre 2025, après le refus de la direction de maintenir le travail en binôme garanti par l’accord sécurité de 2017 — accord toujours en vigueur mais violé depuis le 5 janvier". Les agents demandent ainsi que la direction "respecte le droit en vigueur pendant la négociation d’un nouvel accord".
Le syndicat prévoit ainsi un réseau Ginko "totalement à l’arrêt samedi soir" et en profite pour dénoncer dans son communiqué un "mépris social" remontant à 2018, date de l’arrivée de Keolis. "La direction privilégie systématiquement l’économie à court terme au détriment de la sécurité et du dialogue", est-il encore mentionné.
Un "contexte sécuritaire dégradé" selon le syndicat
La CFE CGE pointe également du doigt un "contexte sécuritaire dégradé", notamment depuis une réorganisation du 5 janvier dernier prévoyant de "séparer les binômes", de "réduire la présence terrain". Ces aménagements auraient pour conséquence "d’exposer davantage les agents et les usagers" à une situation dangereuse "particulièrement le samedi, jour de gratuité des transports", moment où "la fréquentation est forte mais où les effectifs de sécurisation ont été réduits". Le syndicat insiste donc sur le fait que "les agents ne font pas grève contre les usagers, mais pour leur sécurité et celle des voyageurs".
Par leur mobilisation, les agents espèrent ainsi envoyer "un signal d’alarme sur l’état du service public et sur la dégradation des conditions de travail et de sécurité".
Les revendications :
- Le rétablissement immédiat du binôme et le respect de l’accord sécurité de 2017 pendant les négociations jusqu'à la signature d'un nouvel accord ou la fin du préavis légal à la suite de la dénonciation unilatérale de la direction.
- Un moratoire sur les réorganisations précipitées et une véritable écoute des alertes sécuritaires.
- La fin des pratiques d’entrave à la grève (recours illicite à des agents en repos ou non habilités).
Néanmoins sur son site internet, Ginko prévoit que les lignes T1 à 12 devraient fonctionner normalement en journée ce samedi 24 janvier, mais pas en soirée.
