Contrôle de police : 32 infractions en moins de deux heures boulevard Blum à Besançon

Mercredi 21 janvier 2026, en fin d’après-midi, une opération de contrôle routier a été menée à un carrefour identifié comme sensible par les forces de l’ordre, à l'intersection entre le boulevard Léon Blum et la rue Chopin. Pas moins de 32 infractions ont été relevées en 2h00.

© Alexane Alfaro

Ce mercredi, une équipe composée de huit policiers et policières est intervenue à l’intersection du boulevard Léon Blum et de la rue Chopin, un carrefour considéré comme accidentogène. L’opération était placée sous l’autorité de Frédéric Sarzier, commissaire de police et chef du service départemental de sécurité publique.

Selon lui, ”il y a régulièrement des accidents, parfois graves, donc l’objectif de ce contrôle est de marquer les esprits, en ne verbalisant pas forcément, mais en intervenant dès lors qu’il y a un feu rouge franchi à ce carrefour sensible.”

Si aucun chiffre précis n’a pu nous être communiqué, le commissaire explique que ce constat repose sur l’expérience des services spécialisés. ”C’est une connaissance de la hiérarchie locale, de la brigade d’accidents et des délits routiers, qui nous ont précisé que ce carrefour était régulièrement sujet à des accrochages.”

Des contrôles fréquents et rapides

Trois deux-roues de police, chacun occupé par un binôme, étaient positionnés rue Chopin avec vue directe sur les feux tricolores. À chaque franchissement d’un feu orange jugé abusif ou d’un feu rouge, les policiers démarraient immédiatement pour intercepter le conducteur concerné.

Présents sur les lieux, nous avons pu constater que les temps d'arrêt entre chaque contrôle étaient très courts pour les agents, tant les infractions se succédaient rapidement.

© Alexane Alfaro

Des contrôles pouvant mener à des interpellations

Le commissaire rappelle que ces opérations peuvent avoir des conséquences plus larges qu’une simple verbalisation. ”Lorsqu’on contrôle une personne pour un franchissement de feu rouge, son identité est passée dans le fichier des personnes recherchées et il arrive qu’un simple contrôle routier débouche sur une interpellation, des choses parfois graves, des choses évadées, et à ce moment-là, ça nécessite de revenir au commissariat avec l’interpellé et de rédiger la procédure.”

Cette fois-ci toutefois, aucune interpellation pour des faits graves n’a été enregistrée.

Le bilan chiffré des infractions relevées

Entre 16h45 et 18h30, les forces de l’ordre ont recensé 32 infractions au total :

Un message de prévention à destination des usagers

Frédéric Sarzier a tenu à adresser un message aux automobilistes et aux conducteurs de deux-roues : ”Il faut être franc dans l’explication, les policiers apprécient plutôt la franchise et l’erreur est humaine, qui n’a pas fait une faute ? Tous les policiers ont un jour ou l’autre violer le code de la route par mégarde, on est tous des humains. Ce que le policier ne supporte pas c’est d’être pris pour un idiot alors qu’il l’a vu de ses propre yeux. C’est mieux de reconnaître sa faute, mais autant ne pas la commettre.”

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