"Cet incendie a bien été diligenté en réponse à l'action très résolue qui avait été menée par les autorités publiques (...) pour éradiquer le trafic de stupéfiants aux Grésilles", a-t-il poursuivi, en annonçant à la presse la mise en examen d'une femme de 27 ans, et la présentation à un juge, jeudi, de quatre mineurs de 15 à 17 ans. Le procureur de Dijon a étayé ses propos par le fait que, "parmi les quatre mineurs, deux ont été recrutés pour travailler sur un point de deal".
Dès le lendemain de l'incendie, le 13 décembre vers 01h00 du matin, les autorités avaient évoqué "un lien" avec "les succès policiers en matière de lutte" contre le narcotrafic. Le quartier des Grésilles, connu pour abriter plusieurs points de deal, a déjà été le théâtre de plusieurs incendies en 2025: une salle polyvalente en juillet ; une médiathèque en février et mars ; un centre de formation en février. Tous ces actes sont supposés être reliés au narcotrafic.
La nuit de l'incendie au collège Champollion, six personnes ont été filmées sur les caméras de vidéosurveillance du collège "mettant le feu" à du carburant qu'ils avaient apporté, a expliqué le procureur.
Repérés grâce aux caméras de vidéosurveillance
Des images ont permis d'en suivre quatre "jusqu'à ce qu'ils enlèvent leur masque", permettant ainsi de les identifier. Parallèlement, deux traces ADN ont été relevées sur des objets laissés dans le collège : une appartient à l'un des quatre filmés et une autre est celle d'une femme de 27 ans, a-t-il détaillé.
Ces cinq personnes ont donc été interpellées mardi matin dans l'agglomération dijonnaise. Les mineurs, deux de 16 ans, un de 17 et un dernier de 15, "ont reconnu leur participation à l'incendie" et expliqué avoir été "recrutés sur les réseaux sociaux et rémunérés" par une personne qui leur avait donné "une liste de bâtiments publics" à incendier.
La femme de 27 ans a été mise en examen jeudi matin pour "association de malfaiteurs dans le but de commettre un crime" et les mineurs étaient jeudi après-midi en cours de présentation à un juge en vue de leur mise en examen de ce même chef et pour "destruction de bien par incendie commise en bande organisée".
(AFP)
