En France, à l’échelle nationale, l’Observatoire de l’immobilier de la Fédération des promoteurs Immobiliers (FPI) dresse le constat d’un cycle baissier. Le document fait état d’une ”baisse historique des ventes”, accompagnée d’un ”recul des ouvertures de chantier” et d’une ”diminution des mises en vente”.
Dans ce contexte, un indicateur se distingue néanmoins : ”le nombre de permis de construire (PC) obtenus augmente”. Cette évolution témoigne d’une anticipation de la part des professionnels, malgré un environnement économique et réglementaire exigeant.
Sur le plan des prix, la stabilité prévaut. ”Les prix ne baissent pas”, indique Fabrice Jeannot, en raison ”de la hausse des coûts de construction, du renforcement des normes, et d’un prix de foncier qui reste très élevé et rare”. Les prix moyens nationaux se situent autour de 5 000 euros TTC par mètre carré.
Besançon : des ventes en retrait mais une offre toujours présente
Localement, Besançon s’inscrit dans cette tendance nationale, avec une contraction des ventes de logements neufs en 2025. Le nombre de réservations nettes est estimé à 140 logements, soit un ”niveau jamais aussi bas”, selon le vice-président.
Pour autant, l’offre demeure structurée. ”À ce jour, 20 programmes immobiliers différents sont mis en vente, tous sites confondus, pour un total de 648 logements”. Le stock de logements à construire est estimé à environ 400 unités, offrant une capacité de réponse aux besoins futurs du territoire.
Le délai d’écoulement de l’offre commerciale est évalué autour de 30 mois, traduisant un marché plus attentiste, mais non à l’arrêt.
Une dynamique locale portée par les permis de construire
Contrairement à la baisse des ventes, la production de permis de construire progresse à Besançon. En 2025, 32 permis ont été autorisés, correspondant à une moyenne haute depuis 2018. Ces autorisations représentent 624 logements, dont 180 en zone d’aménagement concerté.
Cette dynamique reflète, selon Fabrice Jeannot, ”la confiance des promoteurs envers notre ville”, et constitue un indicateur prospectif important pour la production future de logements.
Des chantiers moins nombreux mais une activité préservée
Si les ouvertures de chantiers reculent en 2025, avec 13 opérations recensées, elles concernent néanmoins 222 logements effectivement lancés.
Fabrice Jeannot souligne par ailleurs que l’activité des entreprises locales du bâtiment ”a bien résisté jusqu’à septembre 2025”, montrant une certaine capacité de résilience du tissu économique local.
Un marché qui s’adapte aux évolutions structurelles
En conclusion, le vice-président de la FPI Franche-Comté qualifie 2025 d’”année très difficile”, dans un contexte marqué par l’absence de dispositifs fiscaux incitatifs, des conditions de financement encore exigeantes et l’application d’une réglementation environnementale renforcée.
Toutefois, le marché du logement neuf à Besançon Métropole ”n’est ni meilleur ni pire que celui des autres métropoles”. Il s’inscrit dans une phase d’ajustement, alors que ”le fossé grandit entre le besoin de logements et la production de logements”.
À plus long terme, les perspectives reposent sur un atout structurel. Selon Fabrice Jeannot, ”la richesse de Besançon pour demain, c’est son foncier constructible disponible”, un levier essentiel pour répondre aux besoins en logements et soutenir durablement l’activité du secteur du bâtiment, notamment par ses opérations d'aménagements publics via ses aménageurs, environ 2.000 logements pour les 10 ans à venir qui seront écoulés au fil des besoins.
