Sécheresse : premières restrictions de l’usage de l’eau dans le Doubs et le Territoire de Belfort

Passage au niveau "alerte" • Depuis le 1er mars 2022, l’ensemble du département du Doubs subit un déficit pluviométrique de l’ordre de 42 %. Des assecs sont déjà observés dans le Haut- Doubs, à Ville-du-Pont. Le préfet du Doubs a pris jeudi un arrêté pour la mise en place des premières restrictions à compter du lundi 6 juin 2022
 

Sécheresse : le lit de la rivière Doubs fin juillet 2020 (illustration) ©

La période de septembre 2021 à mars 2022 constitue la cinquième saison de recharge la plus sèche connue depuis 1959. "Les déficits ont empêché une recharge efficace des nappes d’eau souterraines, lesquelles sont actuellement à des niveaux inférieurs à la moyenne du mois de mai" indique ce jeudi soir la préfecture du Doubs.

La situation hydrologique est "préoccupante" et les débits des cours d’eau ne cessent de diminuer.

À ce jour, aucun problème sur la desserte de la population en eau potable n’est signalé. Toutefois, certains puits dans le Haut-Doubs sont à des niveaux inférieurs à ceux observés ces dernières années. En cas d’aggravation de la situation, de nouvelles mesures de restriction et de limitation des usages de l’eau pourraient être rapidement engagées.

Les prévisions météorologiques pour les prochains jours sont incertaines : si des risques d’orages et d’averses sont annoncés, les cumuls ne devraient pas être importants et la répartition sur le département inégale.

Après consultation du comité de ressources en eau tenu du 30 mai 2022, le préfet du Doubs, Jean-François Colombet et Raphaël Sodini, préfet du Territoire de Belfort, ont décidé de placer, dès à présent, les deux départements en situation d’alerte à compter de la semaine du 6 juin 2022.

Le préfet du Doubs appelle à la vigilance et au civisme de chacun pour mettre en application ces mesures et réduire sa consommation d’eau.

Les mesures de restriction de l’usage de l’eau prévues par les nouveaux arrêtés cadres " sécheresse"

La préfecture indique par ailleurs que les maires peuvent prendre par arrêté municipal des mesures de restriction plus contraignantes et adaptées à la situation locale, en fonction de l’état des ressources en eau du territoire communal.

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