Une évolution du contexte géopolitique plutôt noire pour le Général de la 1re Division de Besançon

Le général de division Bruno Helluy, commandant la 1re division à Besançon, a accueilli les autorités civiles et militaires au sein de l’Hôtel de Clévans pour présenter ses voeux et effectuer un point sur l’état du monde. 

Le General de la 1re Division, Bruno Helluy. © Élodie R.

D’emblée, le général Helluy a reconnu que son discours allait être "beaucoup moins positif" que celui effectué par le préfet Rémi Bastille quelques jours plus tôt lors d’une cérémonie de voeux similaires. "D’un point de vue militaire, c’est malheureusement plus sombre", a-t-il résumé en une phrase. Il a ainsi tenu à dresser un bilan très clair et pédagogue de la situation géopolitique actuelle. 

"Il n’a échappé à personne que le monde change, que nous avons changé d’époque", a commenté celui qui commande également la base de défense Besançon-Belfort. Chiffres et schémas à l’appui, il a évoqué la présence de "soubresauts de plus en plus violents et de plus ne plus nombreux" au niveau mondial et en a ainsi identifié quatre : 

Le General de la 1re Division, Bruno Helluy. © Élodie R.

Le général de la 1re Division a ensuite évoqué les trois acteurs mondiaux actuels :

La guerre de l'information

Le général Bruno Helluy a également tenu à effectuer un focus sur l’Ukraine, notamment pour illustrer la "force de l’information". Certains médias et réseaux sociaux donnant à voir la "vision d’une victoire tactique de la Russie", alors que, carte à l’appui, la progression russe n’a en réalité que très peu évolué en quasiment deux ans.

© 1re Division

"À ce rythme-là, pour atteindre ses objectifs de guerre, la Russie a encore besoin de 10 à 15 ans, ne serait-ce que pour envahir le Donbass", a ajouté le général qui rappelle que les Russes perdent dans ce conflit 35.000 hommes par mois. 

L’importance de la cohésion nationale

Face à cet "autre monde", la "priorité première de tous les services de l’État et des armées est la défense du territoire", a insisté le général Helluy. "Nous, militaires, on est là pour ça, on est fait pour ça, mais la défense démarre au large. C’est quand même plus intelligent de commencer notre défense à l’extérieur du pays que d’attendre que la ligne Maginot soit franchie", a résumé le commandant de la base de défense de Besançon-Belfort. 

Il est donc aujourd’hui nécessaire "de se re-doter des atouts de la puissance" a évoqué le général notamment avec le besoin de se moderniser, le renouvellement de la défense opérationnelle du territoire, l’arrivée du service national ou encore une augmentation de la réserve "pour pouvoir renforcer cette capacité de défense du territoire national".  

© Élodie R.
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