Emplois municipaux à Besançon : 600 emplois permanents créés depuis 2020

À la veille du conseil municipal de ce jeudi 22 janvier, la maire de Besançon Anne Vignot a tenu une conférence de presse mercredi entourée de plusieurs élues, pour présenter la liste des emplois permanents au 1er janvier 2026 et dresser un bilan des créations d’emplois en 2025. Un sujet régulièrement débattu au sein de l’assemblée municipale, notamment autour de la masse salariale.

Elise Aebischer, Anne Vignot, Valérie Haller et Claudine Caulet. © Alexane Alfaro

"C’est débat à chaque fois sur - pourquoi il y aurait des créations d’emploi - ?", a rappelé la maire, soulignant que "dans les budgets, ce qui est pointé, c’est le fonctionnement, c’est-à-dire les agents et leur rémunération". Pour Anne Vignot, cet échange vise à faire le point sur "la considération portée sur les agents avec un focus particulier sur la question de l’éducation".

Près de 4.000 agents pour la collectivité

Sous la mandature actuelle, la collectivité compte un peu moins de 4.000 agents, répartis entre la Ville de Besançon (2.181 agents), Grand Besançon Métropole (1.548) et le Centre communal d’action sociale (337). La délibération soumise au conseil municipal porte sur la liste des emplois permanents de la Ville, document réglementaire encadrant les postes nécessaires au fonctionnement durable des services.

Pour Élise Aebischer, adjointe à la maire en charge des relations aux usagers et des ressources humaines, ces chiffres doivent être replacés dans leur contexte : "derrière ces grands chiffres, il y a des réalité de terrain". Elle ajoute : "quand on créé des emplois, on créé du service public".

600 emplois permanents créés depuis le début du mandat

Depuis le premier conseil municipal de la mandature d’Anne Vignot, 600 emplois permanents ont été créés, représentant près de 400 équivalents temps plein. En 2025, 56 emplois ont été créés, dont 40 postes permanents dédiés à l’entretien des restaurants scolaires et au service des repas.

Selon Élise Aebischer, "on a transformé considérablement le département Education de la Ville de Besançon". Sur l’ensemble du mandat, 91 nouveaux emplois ont été créés dans différents secteurs, notamment l’éducation, la culture, la surveillance des bassins, la Citadelle ou l’entretien des bâtiments municipaux.

Déprécarisation et amélioration des statuts

Une part importante des créations d’emplois concerne la transformation de postes non permanents en emplois permanents. Au total, 509 emplois ont été déprécarisés. "Cette évolution a permis à des agents contractuels d’accéder à la titularisation et à des droits supplémentaires, tels que la prime de fin d’année ou le forfait mobilité durable", a souligné l'adjointe aux relations aux usagers et aux ressources humaines.

Un focus particulier sur l’éducation

Le secteur de l’éducation concentre une part significative de ces évolutions. Présentant ce volet, Claudine Caulet, adjointe en charge de l’éducation, des écoles et de la restauration scolaire, a rappelé que "ce service a largement bénéficié de ce choix d’emploi". La Ville accueille plus de 5.400 enfants à la cantine, avec un encadrement périscolaire proposant des activités sportives, culturelles et artistiques. "On a un périscolaire qui n’est pas une garderie", se réjouit-elle.

Des moyens spécifiques ont été mis en place pour l’inclusion des enfants à besoins particuliers. "65 enfants sont pris en charge à la pause méridienne, pour offrir une solution aux familles", précise l’élue. Elle évoque également "deux postes éducateurs spécialisé et de monitrice éducatrice qui travaille sur l’inclusion des enfants".

Sur le fonctionnement quotidien des écoles, Claudine Caulet rappelle que "tous les matins, les écoles doivent ouvrir leurs portes, il doit y avoir un service complet" et souligne que "tout le monde est qualifié dans nos crèches". Elle conclut : "nous avons un projet éducatif qui a été remarqué par l’Unicef, Besançon est Ville amie des enfants, et on prend soin des agents qui prennent soin des enfants et des habitants de Besançon, et j’en suis très fière".

Une ville en évolution et des missions élargies

Pour Anne Vignot, l’augmentation des effectifs municipaux répond également à l’évolution de la ville et à de nouvelles attentes des habitants. "Une ville qui s’agrandit a besoin de services supplémentaires : voirie, assainissement, espaces verts", avec notamment quatre personnels supplémentaires dans ces secteurs. Elle ajoute : "On est heureux d’avoir une ville qui se transforme et qui correspond aux besoins d’aujourd’hui. Une ville qui évolue s’ouvre sur de nouveaux métiers".

La maire souligne par ailleurs une contradiction persistante : "on a une société paradoxale qui demande toujours plus de services, mais avec un discours de baisse du personnel du service public : comment résoudre cette équation bizarre ?"

Masse salariale et reconnaissance des agents

Lors du conseil municipal, plusieurs éléments financiers seront été rappelés : 1,5 million d’euros votés en 2024 pour les salaires, 5,4 millions liés à l’augmentation du point d’indice, 3,2 millions consacrés à l’avancement des carrières, 666.000 euros pour la complémentaire santé et 2,3 millions d’euros pour l’augmentation des cotisations retraites en 2025.

Anne Vignot qualifie les 3,2 millions d’euros consacrés aux carrières de "volonté politique", y voyant un "signe d’une très grande reconnaissance envers les agents". Elle évoque également un contexte d’"agressivité envers des agents en première ligne", estimant qu’"il était urgent que nous ramenions un meilleur rapport pour nos agents".

Des missions de l’État reprises par les collectivités

Enfin, la maire a rappelé que certaines missions auparavant assurées par l’État, comme la délivrance des passeports, des cartes d’identité ou les changements de nom, sont aujourd’hui largement prises en charge par les collectivités. "On a pu voir les services de l’Etat se fermer, rapidement on a vu que les gens étaient en grande difficulté", explique-t-elle. Elle cite notamment le dispositif France Services à Planoise, dont "80 % du fonctionnement est pris en charge par la Ville de Besançon". Selon Anne Vignot, "en réalité, ces services de l’Etat sont pris en charge en grande partie par les collectivités".

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