Le Maire à Alstom : le syndicat FO “craint de ne pas pouvoir aborder les bonnes questions”…

Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances se rendra ce jeudi 26 octobre 2017 à Belfort, accompagnée de Elisabeth Borne, ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports est-il indique dans l’agenda ministériel. Cette venue, très attendue par les syndicats, inquiète Philippe Pillot, délégué syndical central FO chez Alstom sur le site d’Ornans, qui n’a pas encore reçu de convocation officielle et qui craint que les questions sur le mariage d’Alstom et Siemens ne soit pas évoquées…

"Nous n'avons pas encore l'ordre du jour", explique Philippe Pillot. "A priori, le ministre viendrait pour parler du plan de suivi de Belfort mais nous avions demandé, au niveau des organisations syndicales, à le rencontrer sur la partie mariage Siemens-Alstom".

Des questions sur le mariage Alstom-Siemens

Le délégué précise que le ministre avait pris "position sur ce point" et que les syndicats souhaitaient évoquer avec lui le désengagement de l'Etat dans la société Alstom qui "a rendu les actions à Bouygues" soit "la sortie du conseil d'administration de l'Etat", explique-t-il.

Alstom et Général Electric : "il n'y aura plus de contrôleurs dans le train"

Sur la partie énergie, les syndicats souhaiteraient notamment évoquer "Alstom a encore aujourd'hui des parts dans les co-entreprises avec General Electric sur la partie renouvelable qui est aujourd'hui dans la tourmente avec le site de Grenoble", explique Philippe Pillot. Alstom doit en effet vendre ses actions dans ces co-entreprises mais cela laisserait Général Electric "maître de la situation et nous avons des craintes sur l'emploi", explique le délégué.

Lors de la vente de la partie énergie d'Alstom à General Electric, celle-ci était liée à trois co-entreprises dont Alstom possédait à 50%."Même si c'est GE qui avait la main mise dessus", précise le délégué.L'Etat à travers les actions prêtées par Bouygues avait une vue de ce qui se passait chez Alstom mais également chez GE et c'est ce que l'on va perdre. Il n'y aura plus de contrôleurs dans le train".

"Toujours pas d'annonce : il faut maintenir une activité minimale sur le site pour qu'il perdure"

"Nous sommes pour les commissions de suivi mais à condition qu'il y est de nouvelles choses apportées", précise Philippe Pillot. "Dans le plan –"pour sauver Belfort"-, il y avait un certain nombre de commandes qui lui étaient prévues : une partie a été passée comme les 15 TGV qui vont rouler sur Bordeaux, et les 30 rames qui étaient destinées à Reichshoffen. Il reste donc six rames de TGV qui "sont prévues pour aller en Italie" et 20 locomotives de manœuvres qui "ne sont toujours pas sorties. ": il faut maintenir une activité minimale sur le site "pour qu'il perdure. Pour Ornans, les commandes manquent pour fabriquer les moteurs électriques", concult le délégué syndical FO. 

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