Dans un courrier adressé à Christophe Grudler le 20 janvier dernier "je peux vous confirmer que l'usine de Belfort fait l'objet d'un programme d'investissement de près de 350 millions d'euros, qui seront progressivement engagés et mis en œuvre d'ici 2029", écrit Bernard Fontana.
Le programme, lancé en septembre et dont les premiers travaux ont démarré, prévoit une mise à niveau de l'outil industriel du site et la création d'une nouvelle usine d'environ 20.000 m² à proximité, détaille Bernard Fontana. Il doit permettre à Arabelle Solutions "de répondre, dans un premier temps, au besoin du programme EPR2, et dans un second temps, à ceux des augmentations de puissance du parc existant", souligne-t-il.
"L’investissement est énorme"
"Je me réjouis de ces annonces, qui confirment la volonté du groupe EDF de faire de Belfort le site majeur d'Arabelle Solutions", a réagi le député eurodéputé, également conseiller municipal à Belfort, qui salue aussi l'engagement de recourir «massivement à la sous-traitance locale» pour les travaux.
Arabelle Solutions est devenue une filiale d'EDF après le rachat de l'activité nucléaire de General Electric en 2024. Elle emploie quelque 3.400 salariés dans le monde, dont environ 1.700 à Belfort.
C'est "très positif pour Belfort, l'investissement est énorme", a déclaré le maire (LR) de la ville Damien Meslot. "On parle de 300 à 500 créations d'emplois dans les cinq ans qui viennent", a-t-il ajouté. En février 2022, Emmanuel Macron avait annoncé depuis Belfort, au pied d'une turbine Arabelle rutilante, la relance d'un vaste programme nucléaire français.
(Avec AFP)
