La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Frédéric Péchier. © Elodie R.

L'ancien médecin, qui n'a cessé de clamer son innocence tout au long de son procès de trois mois et demi, a déposé cette demande dès l'annonce de sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, le 18 décembre. 

M. Péchier, 53 ans, qui n'avait jamais dormi en prison pendant l'instruction et a été incarcéré à Besançon dans la foulée du verdict, espère recouvrer la liberté dans l'attente de son procès en appel.

Les avocats des parties civiles "s'opposeront à cette demande", a précisé à l'AFP Me Stéphane Giuranna, qui défend de nombreuses victimes et proches de victimes. Remettre en liberté une personne "condamnée à perpétuité par un jury populaire" constituerait un "trouble majeur à l'ordre public", selon lui. Par ailleurs, le condamné a déjà tenté par le passé de mettre fin à ses jours et "un risque de fuite n'est pas à exclure", a argumenté Me Giuranna.

Selon le code de procédure pénale, la chambre d'instruction doit se prononcer dans les deux mois à partir du jour où elle a été saisie, soit en l'occurrence le 18 février au plus tard, a précisé l'avocat. 

Le praticien a été reconnu coupable d'avoir pollué des poches de perfusion avec différents produits pour provoquer un arrêt cardiaque ou des hémorragies chez des patients opérés par des confrères, afin de nuire à des soignants avec lesquels il était en conflit.

(AFP)

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