La pelouse du FC Sochaux taggée pour demander le départ de l’actionnaire Ledus

Les salariés du FC Sochaux-Montbéliard ont découvert vendredi 4 mais 2018 des tags inscrits à la peinture blanche sur la pelouse du stade Bonnal, demandant le départ de l’actionnaire principal, le Chinois Ledus, a-t-on appris de sources concordantes.

"Ledus out" ("Ledus dehors") a été écrite en très grandes lettres blanche sur le terrain, a expliqué à l'AFP une source policière. Wing Sang Li, patron de Ledus et président du FCSM ("Li Out"), et le  Baskonia-Alavès, groupe espagnol a qui a été confié la semaine dernière la gestion globale du club ("Baskonia out"), ont également été mis en cause dans des tags.

Les auteurs des inscriptions sont entrés sur la pelouse dans la nuit de jeudi à vendredi après avoir découpé le grillage de l'enceinte du stade, a-t-on précisé.

Le club sochalien et Pays de Montbéliard agglomération ont déposé plainte. 

Une enquête est ouverte

Une enquête pour "dégradations" a été ouverte et confiée à la sûreté du  commissariat de Montbéliard. Les jardiniers du club se sont mis au travail afin de tenter de faire disparaître l'inscription avant le dernier match de championnat de la saison à domicile ce vendredi face à Clermont.

Le torchon brûle depuis plusieurs mois entre les supporters du club doubiste, 10e de Ligue 2, et les Chinois de Ledus, propriétaires du club depuis juillet 2015.

Pétition, grève d'encouragements, interruption de match...

Le groupe ultra Tribune Nord Sochaux a ainsi mis en place une grève des encouragements depuis début avril et ont interrompu quelques minutes la rencontre à domicile face à Lorient vendredi dernier après des jets de pétards et l'usage de fumigène.

Une pétition intitulée "Ne laissons pas le FC Sochaux mourir", traduite en anglais et en espagnol, a également été mise en ligne cette semaine. Elle a recueilli plus de 7.500 signatures à ce jour, a constaté un journaliste de l'AFP.

Qu'est-il repoché aux actionnaires ?

Les supporters reprochent aux actionnaires de Ledus, filiale du groupe Tech Pro, de laisser planer le flou sur leurs motivations réelles et les ressources financières qu'ils sont prêts à accorder au club.

En décembre, les décisions de la DNCG, gendarme financier du football, d'encadrer la masse salariale du club et d'interdire de recruter à titre onéreux, ont également fait craindre une rétrogradation administrative si des garanties financière n'étaient pas rapidement apportées.

(Source : AFP)
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