Manque d’accueil des enfants des agents du Grand Besançon : FO s’insurge…

Le syndicat Force Ouvrière interpelle ce 26 mai 2020 Jean-Louis Fousseret, le maire de Besançon et président du Grand Besançon, ainsi que les élus sur le manque d’accueil des enfants des agents territoriaux du Grand Besançon.

©

"Les enfants des agents de nos trois collectivités doivent également être prioritaires dans les structures de la Ville de Besançon dédiées à l'Enfance et à la Petite Enfance", souligne le syndicat ce mardi qui poursuit :

"Les disparités sur le territoire de la Métropole sont nombreuses, mais un seul point commun : les enfants des soignants et des militaires sont les bienvenus sur les bancs des écoles et des crèches, et c'est bien normal ! Mais il n'en est rien pour les enfants des agents Grand Besançon Métropole, Ville de Besançon et CCAS (les plus gros employeurs après le CHRU) à qui l'on demande pourtant de reprendre le travail. Argument des élus pour justifier leur refus: limiter le nombre d'enfants présents dans les structures pour rassurer les Bisontins".

De "réelles difficultés d'organisations"

Le syndicat FO fait le constat suivant : de nombreux agents animés par leur sens du service public, souhaitent reprendre leur activité professionnelle, mais sont contraints de rester en ASA (autorisation spéciale d'absence) leurs enfants n'étant pas autorisés à reprendre le chemin de la vie en collectivité. Pour le syndicat, ce refus "entraîne de réelles difficultés d'organisations, notamment dans les structures de l'Enfance et de la Petite Enfance, qui ne peuvent parfois pas accueillir le nombre maximum d'enfants autorisé, faute d'effectifs d'agents suffisants".

Autre point relevé par FO, la garde des enfants qui reste "trop souvent une affaire de femmes" : "En effet dans les directions Education et Petite Enfance, les agents sont des femmes à 99% et la garde des enfants est encore trop souvent une affaire de femmes. C'est le serpent qui se mord la queue! De plus, le nombre d'élèves attendus dans les écoles bisontines n'est souvent même pas atteint, et certains parents, à titre individuel, appuyés par des employeurs convaincants, profitent déjà de dérogations pour l'accueil de leurs enfants".

Le syndicat FO des territoriaux du Grand Besançon interpelle le maire et son équipe afin de "revenir sur leur décision" et de  "permettre à leurs agents de reprendre le chemin du travail, ce serait renoncer à une pratique discriminatoire à l'égard de nombreux agents de catégorie C qui ne peuvent pratiquer le télétravail et de nombreuses femmes souvent chargées de l'organisation familiale".

Quitter la version mobile